TEXTE : Actes 2:37-47 Dans son ensemble, la prédication de Pierre toucha le cœur des auditeurs. Son exhortation est si efficace que trois mille personnes croient à la Bonne Nouvelle et se font baptiser, constituant ainsi la première communauté chrétienne. La foule fut saisie de remords. Pourquoi ? Parce que Pierre avait prêché la Parole de Dieu par la puissance du Saint-Esprit. La Parole de Dieu est comme une épée (Eph. 6:17), qui pénètre jusqu’à la division de l’âme et de l’esprit, des jointures et des moelles ; elle est juge des sentiments et des pensées du cœur (Héb. 4:12). Quand nous prêchons la Parole de Dieu par la puissance du Saint-Esprit, alors le cœur de nos auditeurs sera aussi touché. Conscients de leur responsabilité dans l’exécution de l’Oint de l’Éternel, les auditeurs s’écrièrent : Frères, que ferons-nous ? La force de conviction du Saint-Esprit était si puissante qu’il y eut une réaction immédiate de la part de l’auditoire. Sans que Pierre fasse un appel ou lance une invitation à se convertir, ils s’écrièrent : Que ferons-nous ? Cette question naissait d’un sentiment profond de culpabilité. Ils réalisaient maintenant que le Jésus qu’ils avaient crucifié était le Fils bien-aimé de Dieu ! Ce Jésus avait été ressuscité des morts et était maintenant glorifié au ciel. Ceci dit, comment ces meurtriers coupables pouvaient-ils échapper au jugement ? Que ferons-nous ? La réponse de Pierre fut la suivante : Repentez-vous, et que chacun de vous soit baptisé au nom de Jésus-Christ, pour le pardon de vos péchés. Tout d’abord, ils devaient se repentir, reconnaître leur culpabilité, et prendre position pour Dieu et contre eux-mêmes. Ils reçurent alors de Pierre l’assurance du pardon et du don de l’Esprit s’ils se repentaient, acceptaient Jésus comme Messie, et se faisaient baptiser en Son nom. La première chose : « Repentez-vous. » Se repentir signifie confesser ses péchés et s’en détourner. Bien des gens sont désolés de leurs péchés, mais continuent d’en commettre. Cette sorte de regret n’est pas la repentance. Se repentir d’un péché, c’est l’abandonner. Pierre annonce qu’il faut faire une seconde chose : se faire baptiser au nom de Jésus. Mais le baptême ne signifie pas seulement être immergé dans l’eau ou avoir sa tête aspergée d’eau. Pour être réellement baptisés, nous devons placer notre confiance en Jésus-Christ. A première vue, ce verset semble enseigner le salut par le baptême, et beaucoup insistent qu’il l’enseigne effectivement. Or cette interprétation se révèle impossible pour les raisons suivantes : Un très grand nombre de passages du N.T., enseignent que le salut est par la foi au Seigneur Jésus-Christ (Jn. 1:12; 3:16, 36; 6:47; Ac. 16:31; Rom. 10:9, p. ex.). Il ne nous est jamais rapporté que le Seigneur baptisa quiconque, omission étrange si le baptême était essentiel au salut. 3. Le brigand sur la croix obtint l’assurance de son salut sans passer par le baptême. « Et Jésus lui répondit : Vraiment, je te l’assure : aujourd’hui même, tu seras avec moi dans le paradis » (Lc. 23:43). Jésus honora sa foi en lui donnant l’assurance qu’ils seraient tous les deux ensembles dans le paradis ce jour même. Aujourd’hui : quelle rapidité ! Avec Jésus : quelle compagnie ! Dans le paradis : quel bonheur ! Ce récit nous enseigne la vérité sur les conditions du salut qui dépendent de la repentance et de la foi. Mais il recèle encore d’autres leçons importantes. Le salut est indépendant des sacrements. Le malfaiteur n’avait jamais été baptisé et n’avait jamais pris la cène. Il afficha hardiment sa foi en présence d’une foule hostile, et sous les injures et les sarcasmes des magistrats et des soldats. Pourtant, il fut sauvé sans avoir été soumis à un rite quelconque. Ceci rend encore plus évident que le salut est indépendant des bonnes œuvres. De plus, on ne trouve dans ce récit aucun argument en faveur d’un « purgatoire ». Le malfaiteur quittait une vie de honte et de péché pour entrer immédiatement dans un état de béatitude. Sachons aussi que le salut n’est pas universel. Il y avait deux malfaiteurs : un seul fut sauvé. Remarquons enfin que le mobile profond de la joie qui nous attend après la mort, c’est la communion avec Christ. Au cœur de la promesse faite au brigand se trouvent ces mots : « Tu seras avec moi. » Telle est aussi notre bienheureuse espérance. Pour nous, partir c’est « être avec Christ », ce qui est de « beaucoup le meilleur. » De quel côté de la croix êtes-vous ? Il est important de noter que seuls les Juifs étaient exhortés à se faire baptiser pour le pardon des péchés « Et maintenant, pourquoi tardes-tu ? Lève-toi, sois baptisé et lavé de tes péchés, en invoquant son nom » (Ac 22:16). La nation d’Israël avait crucifié le Seigneur de gloire. Le peuple juif s’était écrié : « Que son sang retombe sur nous et sur nos enfants ! » (Mt 27:25). La responsabilité de la mort du Messie était ainsi revendiquée par le peuple d’Israël. Maintenant, certains de ces Juifs en étaient venus à se rendre compte de leur erreur. Par la repentance, ils reconnaissaient leur péché envers Dieu. Par la foi au Seigneur Jésus comme leur Sauveur ils étaient régénérés et recevaient le pardon éternel des péchés. Par le baptême d’eau, ils se séparaient publiquement de la nation qui avait crucifié le Seigneur et s’identifiaient avec Lui. Ainsi le baptême devint le signe extérieur que leur rejet de Christ (comme tous leurs autres péchés) avait été effacé. Par cet acte ils passaient du judaïsme au christianisme. Toutefois, le baptême ne les sauvait pas. Seule la foi en Christ pouvait parvenir à ce résultat. Enseigner une doctrine différente revient à enseigner un autre évangile et ainsi à encourir une malédiction. « Eh bien, si quelqu’un même si c’était nous ou un ange venu du ciel vous annonçait une Bonne Nouvelle différente de celle que nous vous avons annoncée, qu’il soit maudit ! » (Gal 1 :8-9). Pierre leur promit que s’ils se repentaient et étaient baptisés, ils recevraient le don du Saint-Esprit. Affirmer que cet ordre s’applique à nous aujourd’hui est une méprise sur la façon dont Dieu agissait à l’égard de l’Eglise à ses débuts. Ø Ici dans Actes 2.38, il s’agit de Juifs devenus chrétiens. Pour eux, l’ordre était le suivant : 1. La repentance. 2. Le baptême d’eau. 3. Le don du Saint-Esprit. Ø La conversion des Samaritains est rapportée dans Actes 8:14-17. Voici les événements qui se produisirent alors : 1. Ils crurent. 2. Ils furent baptisés. 3. Les apôtres prièrent pour eux. 4. Les apôtres leur imposèrent les mains. 5. Ils reçurent le Saint-Esprit. Ø Actes 10:44-48 raconte la conversion des païens. Remarquons l’ordre des événements : 1. La foi. 2. La réception du Saint-Esprit. 3. Le baptême d’eau. Ø La dernière communauté de chrétiens se compose des disciples de Jean-Baptiste, dans Actes 19.1-7 : 1. Ils crurent. 2. Ils furent rebaptisés. 3. L’apôtre Paul leur imposa les mains. 4. Ils reçurent le Saint-Esprit. Cela signifie-t-il que selon le livre des Actes, il existe quatre manières différentes d’être sauvé ? Non ! Le salut était, est, et sera toujours basé sur la foi au Seigneur. Alors lequel de ces modèles s’applique à nous aujourd’hui ? Puisque Israël en tant que nation a rejeté le Messie, le peuple juif a perdu tous les privilèges particuliers qui lui étaient destinés. Aujourd’hui Dieu choisit parmi les païens un peuple qui porte Son nom (Ac 15:14). Par conséquent, l’ordre des événements valable pour aujourd’hui est celui que l’on trouve dans Actes 10 : — La foi. — La réception du Saint-Esprit. — Le baptême d’eau. Nous croyons que cet ordre s’applique à tous aujourd’hui, aux Juifs comme aux païens. Ensuite, Pierre rappelle à ses auditeurs que la promesse du Saint-Esprit est pour eux, et pour leurs enfants (le peuple juif) et pour tous ceux qui sont au loin (les païens), en aussi grand nombre que le Seigneur notre Dieu les appellera. Ce verset est souvent utilisé pour enseigner à tort que les enfants des chrétiens sont bénéficiaires des privilèges de l’alliance, ou qu’ils sont sauvés. Sous la Nouvelle Alliance, la Bible affirme de façon explicite que les fils de Dieu sont « nés, non du sang, ni de la volonté de la chair, ni de la volonté de l’homme, mais de Dieu » (Jn. 1:13).
Le
même peuple qui avait déclaré : « Son sang est sur nous et sur nos
enfants » est maintenant assuré de la grâce divine pour lui et pour ses
enfants dans la mesure où ils placent leur confiance dans le Seigneur.
« Et le Seigneur ajoutait chaque jour à la communauté ceux qui
étaient sauvés ». Un très grand nombre s’avancèrent pour être
baptisés afin de témoigner publiquement de leur acceptation des paroles
de Pierre comme étant celles du Seigneur. En ce jour, environ 3 000 âmes
vinrent s’ajouter à la compagnie de disciples. 3 000 décisions pour
Christ.
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