La Prière et son Efficacité

Introduction
Croyez-vous à la prière ? Moi, j’y crois ! Non seulement à cause des nombreuses réponses visibles et concrètes, mais surtout à cause de la paix, de la force et du dynamisme qui se dégagent de cette intimité avec le Dieu vivant. Tout le monde a besoin d’inspirer et d’expirer. Sur le plan naturel, nous inspirons l’oxygène et expirons le dioxyde de carbone. De la même manière, dans le domaine spirituel, nous inspirons l’oxygène spirituel et expirons le dioxyde de carbone spirituel. La prière est la respiration du croyant et Dieu est le dispensateur. La prière n’est pas un devoir ennuyeux que l’on s’empresse d’exécuter pour soulager sa conscience, c’est simplement un cri de désespoir lancé vers Dieu et né d’un profond besoin d’être secouru, auquel Dieu seul peut répondre. Le succès de l’œuvre spirituelle dépend de la prière.

La soif de sa présence

« Comme une biche soupire après des courants d’eau, ainsi mon âme a soif de Dieu, du Dieu vivant » (Ps. 42 :2)

« Ô Dieu, tu es mon Dieu ; je te cherche. Mon âme a soif de toi, mon corps soupire après toi, dans une terre aride et sans eau » (Ps. 63 :2)

« En dehors de toi, je n’ai aucun plaisir sur la terre » (Ps. 73 :25)

« Mon âme te désire pendant la nuit, et mon esprit au-dedans de moi te cherche » (Es. 26 :9)

« J’étends mes mains vers toi, mon âme est devant toi, comme une terre épuisée » (Ps. 143 :6)

 

L’école de prière du Seigneur: Les  disciples de Jésus ressentaient ce manque dans leur vie. Ils disaient à Jésus : « Seigneur, enseigne-nous à prier, comme Jean l’a enseigné à ses disciples » (Lc. 11:1).

 

1.  Le modèle de la prière

a.      L’occasion de cet enseignement. Jésus prie ; l’un de ses disciples, frappé de son exemple, lui demande de leur enseigner à prier, comme Jean l’a enseigné à ses disciples (v. 1).

b.  L’oraison dominicale. Jésus répond à cette demande en proposant à ses disciples, comme modèle de leurs prières, l’oraison dominicale, qu’il prononce devant eux (vs. 2-4).

 

2.  L’efficacité de la prière: Pour encourager ses disciples à prier ainsi, Jésus leur persuade qu’ils sont certains d’être exaucés. Il leur en donne trois preuves :

a.      L’exemple de l’ami importun. Cet ami vient à minuit prier son ami de lui prêter trois pains pour les servir à un hôte survenu inopinément. L’autre refuse d’abord, prétextant qu’il est au lit avec ses enfants, mais il finit par céder à cause de l’insistance de son ami (vs. 5-9).

b.      L’expérience commune. Il n’y a qu’à demander, chercher, heurter, car ceux qui le font reçoivent, trouvent et on leur ouvre (vs. 9, 10).

c.       Le fait que leur prière s’adresse à un père qui est le Père céleste. Quel est le père qui donne à son enfant, au lieu d’aliment, une chose inutile, ou des bêtes nuisibles et dangereuses ? Si, malgré la corruption du cœur humain, la relation d’un enfant avec son père donne une telle assurance, quelle confiance celui qui prie ne peut-il pas avoir dans le Père céleste ? Il ne lui refusera certainement pas le Saint-Esprit (vs. 11-13).

 

S’entretenir avec Dieu 

Quelle communion plus merveilleuse peut-il exister que la communion avec le Seigneur de vie et la gloire. Quel privilège plus grand pouvons-nous avoir que celui de rencontrer Dieu. On dit que si l’on aime quelqu’un, alors on passe du temps en sa compagnie. Notre marche quotidienne dans la foi rend nécessaire, comme un devoir sacré auquel on ne doit pas manquer, que nous mettons à part pour Dieu un temps qui lui soit réservé. Il n’y a pas de meilleure façon de commencer la journée que de la commencer avec le Seigneur dans la prière. « Le matin je me tourne vers toi, et je regarde » (Ps. 5 :4). Le moment de communion avec Dieu est absolument essentiel à une vie spirituelle enrichissante, pleine d’efficacité et d’amour. C’est le baromètre de la vie chrétienne.

 

Prier c’est aller à la banque du ciel… qui possède le plus gros capital jamais possédé par aucune autre banque au monde. La prière c’est élever son âme vers Dieu (Ps. 25:1), c’est reconnaître notre faiblesse et nous approcher au nom du Jésus d’un Père rempli d’amour. La prière c’est le souffle et l’aspiration de l’esprit d’homme vers Dieu. On peut appeler la prière « la clé du coffre-fort de Dieu ». Il ne s’agit pas de lui faire connaître nos besoins, puisqu’il sait de quoi nous avons besoin avant même que nous le lui demandons (Mt. 6:8 ; Lc. 12:30). Il n’est pas non plus question de changer ses desseins éternels, mais de prier en harmonie avec eux.  Notre Dieu choisit d’œuvrer au travers de nos prières, tout comme il choisit d’œuvrer au travers notre foi. La prière est une activité qui découle d’une foi sincère. Nous sommes parfois enclins à penser que la prière consiste seulement à demander, or, elle couvre un champ plus vaste.

 

Les conditions de la prière

La prière doit être en accord avec la vérité, avec les principes, les conditions ou lois donnés dans la Parole. Ceux-ci peuvent s’avérer différents de ce que l’on a imaginé, de ce que l’on a pensé jusqu’alors ou de ce que l’on a appris dès l’enfance. Lorsque nous prions en accord avec la vérité de Dieu, nous devons attendre avec confiance à ce que Dieu nous réponde. Il est bon de se rappeler que la prière est un privilège accordé par Dieu et non un droit.

 

  1. La prière est une communion avec Dieu (cf. Jér. 29 :12)
  2. La prière vous amène à obtenir la force de Dieu (cf. Es. 40 :31)
  3. La prière c’st s’engager dans le combat spirituel (2 Cor. 10 :3-4)
  4. On appel également la prière « la lutte » (Ep. 6 :12).

 

 Principaux aspects de la prière

 

1)      L’adoration : « Entrez… dans ses parvis avec la louange » (Ps. 100 :4). Quelle meilleure façon d’entrer dans la présence de Dieu ? Jésus a appris à la femme samaritaine que ce sont des adorateurs que Dieu cherche (Jn. 4 :23). L’adoration exprime ce que Dieu est en lui-même, non ce qu’il fait pour nous. Cette activité implique donc que l’on donne à Dieu, plutôt qu’on ne reçoit de lui (Ps 96 :8).

 

2)      Les actions de grâce : Ce qui accompagne la louange lorsque nous entrons dans la présence de Dieu, ce sont les actions de grâces (Ps. 95:5). Malgré les diverses bénédictions de Dieu, le monde perdu vit dans un état d’ingratitude (Ro. 1:21). Un jour, Jésus guérit dix lépreux, mais un seul lui rendit grâce (Lc. 17 :7). Vous remercierez l’Eternel pour les victoires, les joies et aussi les peines qui touchent votre famille, votre assemblée, votre ministère, vos voisins, etc. L’action de rendre grâces annonce d’autres bénédictions. Quel que soit le sujet qui nous amène à nous réjouir, il doit nous amener à rendre grâce.

 

3)      La confession : Notre Dieu est saint, et tout ce qui souille nos pensées ou nos actes est un obstacle à la communion ainsi qu’à nos prières (Ps. 66 :18). En entrant en présence de dieu, vous devez être propres, c’est-à-dire purifiés sur le plan spirituel. « Rien ne réussit à celui qui cache ses fautes, mais celui qui les avoue et y renonce est pardonné » (Pr. 28 :13). Nous devons être honnêtes avec Dieu en confessant que nous n’avons pas fait ce qu’il attendait de nous, et en confessant nos pensées et nos actes condamnables. « Sonde-moi, ô Dieu, et connais mon cœur ! Eprouve-moi, et connais mes pensées » (Ps. 139 :23). Lorsque nous avons confessé honnêtement nos péchés et nos fautes, acceptons son pardon (1 Jn. 1 :9).

 

4)      L’intercession / supplication : L’intérêt que l’on porte aux autres et la conviction que la prière change les choses nous amèneront à genoux devant Dieu dans la prière.         C’est le moment crucial où vous allez prier pour les autres : les malades, les missionnaires, vos amis, les décisions, etc. vous allez par la suite mettre humblement devant Dieu les requêtes qui vous concernent directement et personnellement. Le jour où Abraham apprit que Sodome et Gomorrhe allaient être détruites, il ne se précipita pas vers les deux villes en avertir ses habitants. Non, il décida de rester « en présence de Dieu et s’approcha de Lui.. » (Gn. 18 :22). Lorsque Dieu décida de punir le peuple d’Israël, après l’épisode du veau d’or, Moise se plaça devant l’Eternel pour intercéder pour le peuple et obtenir son salut.

 

5)      Les requêtes : Nous devons apporter nos besoins quotidiens au Seigneur (Mt. 6 :11), mais ils ne doivent pas nous accaparer (Mt. 6 :29-34). Les sujets spirituels tels que demander à Dieu de nous éclairer sur sa Parole (Ps. 119 :34), ou chercher à être libéré du péché ou de l’oppression de l’homme (Ps. 119 :133-134). Nous avons besoins d’être guidés dans nos devoirs quotidiens et dans les décisions importantes.

 

Prier au nom de Jésus: Jésus promet à plusieurs reprises que, si nous demandons quelque chose en son nom, le Père nous écoute et nous le donne (Jn. 14 : 13-14). Cela veut dire que Jésus nous a accordé la « procuration », le droit légal de faire usage de son nom. La valeur d’une procuration tout dépend de l’autorité qui se cache dernière elle – du pouvoir que représente le nom de Jésus. Tout le pouvoir et toute l’autorité dont disposait Jésus sont inclus dans son nom. Jésus a déclaré que nous pouvons employer son nom dans nos prières (Jn. 16 :24). Dans ce passage, non seulement le Seigneur nous donne des indications quant à l’emploi de son nom dans la prière de Nouvelle Alliance, mais encore il affirme que la prière prononcée en son nom fera tout spécialement l’objet de son nom.

 

Mais qu’est-ce que cela veut dire, demander au nom de Jésus ? On suppose trop souvent qu’il suffit de prononcer à la fin d’une prière la formule « au nom de Jésus » pour qu’elle soit automatiquement exaucée. Prier au nom de jésus va réellement beaucoup plus loin que cela. Demander au nom de Jésus veut dire s’identifier totalement à Jésus, à sa pensée, à ses désirs, à son objectif, à sa volonté. Nous employons son nom, sa signature pour la simple raison que nous sommes identifiés à lui.

 

Nous retrouvons cette vérité dans Actes 3 :6-8 ; la guérison d’un homme infirme. « Alors Pierre lui dit : Je n’ai ni argent, ni or ; mais ce que j’ai, je te le donne : au nom de Jésus-Christ de Nazareth, lève-toi et marche. 7 Et le prenant par la main droite, il le fit lever. Au même instant, ses pieds et ses chevilles devinrent fermes ; 8  D’un saut il fut debout, et il se mit à marcher ».  Ceci place la prière sur un fondement purement légal car Jésus nous a accorder comme une faveur le droit légitime de faire usage de son nom. Lorsque nous prions en son nom, nous prenons sa place pour accomplir ici-bas sa volonté, et lui, il prend notre place devant le Père et le ciel s’ouvre.

 

La vie de prière: La prière purifie ; elle nous rend pure. La première discipline de nos vies spirituelles c’est la prière. Pourquoi la prière ? Car c’est par la prière qu’un enfant de Dieu entre dans le sanctuaire. La prière est le contact direct avec Dieu. C’est le dialogue de ton âme avec celui qui t’a donné la vie.  Comme la fleur s’ouvre à la lumière, ainsi l’esprit d’un enfant de Dieu s’ouvre vers Dieu, sa Lumière, en priant. La prière, c’est l’expression inévitable de la foi. Si je crois à la promesse de Dieu, je dois forcement la saisir, l’utiliser. A quoi bon dire que je crois à la Parole de Dieu, si je ne mets pas Dieu à l’épreuve, si je ne demande pas l’exécution de Sa promesse. Par exemple : j’ai un chèque de 10 mille € entre mes mains, il ne me suffit pas de croire simplement à sa validité ; il faut que je l’encaisse. Et la prière consiste à encaisser la promesse de Dieu.

 

Quand on prie, l’Esprit de Dieu agit: L’Esprit de Dieu agit en réponse à notre foi. Quand on prie, l’Esprit de Dieu met en exécution la Parole de Dieu. La prière, si vous voulez, a été inventée par Dieu pour nous attirer tous près de Lui ; c’est l’expression inévitable de l’amour !

 

Dieu exauce la prière: Ne nous décourageons pas, gardons la confiance en raison de ces deux principes biens établis à propos de la prière :

Ø  Nous sommes  conduits par le Seigneur, même si nous ne le remarquons pas.

Ø  Nos prières reçoivent un exaucement, même si nous ne constatons pas.

 

En d’autres termes, ce n’est pas le côté visible d’exaucement qui importe, mais bien le fait que Dieu à répondu à nos prières, même si, pour un temps, les effets en restent cachés. Dieu n’a-t-il pas affirmé en Es. 65 : 24 : «… avant qu’ils ne m’invoquent, je les exaucerai… » Et en Jér. 29 :12 «… vous m’invoquerez et vous viendrez m’adresser vos prières, et je vous exaucerai ? » 

Ø  Sur base de Sa promesse, persévérons dans la prière avec hardiesse.

Ø  Nous demandons à Dieu que des courants de bénédictions passent sur la sécheresse spirituelle.

Ø  Nous prions pour que la flamme du premier amour soit ranimée dans le cœur des enfants de Dieu. Tel est également le désire de Dieu !

 

L’attitude dans la prière: Notre attitude dans la prière et son but sont essentiels. Par exemple : En Luc 18 :9-14, le Pharisien se tenait à part et pria ainsi : « O Dieu, je te remercie de ce que je ne suis pas comme ce collecteur d’impôts ; je jeune deux fois par semaine et je te donne la dixième partie de tout ce que je gagne. » Dans cette parabole, le Seigneur nous montre quels obstacles rencontre la prière. Et en Luc 15 :12, le fils prodigue dit à son père : « Mon père, donne-moi ma part d’héritage, celle qui doit me revenir un jour. »  On ne reçoit pas, parce qu’on demande mal.

 

Regardons la prière de Salomon en 1Rois 3 : 5 ; Dieu lui dit: « Demande-moi ce que tu veux, je te le donnerai.» v. 9 : Salomon Lui répondu « Je suis ton serviteur, donne-moi donc un cœur intelligent pour gouverner ton peuple et distinguer le bien du mal. Sans cela, qui est capable de gouverner un peuple si important?»  10  Cette demande de Salomon plaît au Seigneur. Amen !

Quelle que soit la valeur de nos objectifs, si nous dépassons les instructions données par Dieu, n’espérons pas échapper aux conséquences comme le Pharisien. Ouvrons nos cœurs à l’instruction et nos oreilles aux paroles de la sagesse.

 

Le jeûne et la prière: Dans les habitudes chrétiennes du début, le jeûne était fréquemment lié à la prière. En Actes 13 : 2 et 14 :23, ces hommes se tenaient devant le Seigneur, jeûnant et priant, et demandant sans doute des instructions pour l’extension d’œuvre de Dieu.

 

Jeûner: A quoi le jeûne est-il utile, et quand faut-il le pratiquer ? Si nous cherchons des allusions au jeûne, il faut les déduire d’expressions telles que « Vous humilierez vos âmes » (Lev 16 :29).  Dans la Bible, des jeûnes furent parfois proclamés en temps de fléaux ; le but de cette abstinence était d’humilier l’âme et de donner plus de force à la prière. « Publiez un jeûne, une convocation solennelle! Assemblez les vieillards, tous les habitants du pays, Dans la maison de l’Eternel, votre Dieu, Et criez à l’Eternel! » (Joël 1 : 14).

 

Jeûner est scripturaire ! Les formes en sont diverses. Souvenons- nous de Daniel qui s’est abstenu de manger « les mets délicats du roi » (Dan 1 : 8). Le jeûne d’Elie pendant son voyage jusqu’à Horeb (1Rois 19 :8), celui de Jésus lors de la tentation dans le désert (Mt 4 : 2). Dieu regarde moins aux signes extérieurs du jeûne qu’aux raisons profondes qui portent le chrétien à le pratiquer et à l’état de son cœur. Le jeûne chrétien doit être une activité tenue secrète. Jeûnons, mais par amour pour le Seigneur ! Le jeûne ne peut, en aucune manière, dispenser le croyant de l’obéissance à son Maître, sinon il ne serait d’aucune utilité. « Est-ce cela le jeûne auquel je prends plaisir? Est-ce cela un jour où l’homme s’humilie? S’agit-il de courber la tête comme un jonc et de vous étaler sur le sac et la cendre? Pouvez-vous appeler cela un jour de jeûne que l’Eternel agrée?

 

« Le jeûne qui me plaît est celui qui consiste à détacher les liens de la méchanceté, à délier les courroies de toute servitude, à mettre en liberté tous ceux que l’on opprime et à briser toute espèce de joug » (Es 58 : 5-6). Nous lisons en 1Samuel 31 : 13 et en 2Samuel 1 : 12 que, voulant manifester leur profonde affliction, les hommes jeûnèrent durant quarante jours. Esdras et les siens jeûnèrent également afin que s’accomplît la promesse divine à leur égard et que fût prouvée la fidélité de Dieu (Esdras 8 : 22-23). Apprenant que « la muraille de Jérusalem était en ruine et que ses portes étaient brûlées par le feu », Néhémie se mit à chercher la face de l’Eternel dans le jeûne et la prière, laquelle fut exaucée (Né. 1 :3-5). Sous la menace d’une terrible catastrophe, Mardochée et les juifs jeûnèrent ; et Dieu les secourut puissamment (Esther 4 : 1-3). En Luc 2 : 37, nous voyons dans le Temple Anne, une prophétesse âgée de quatre-vingt-quatre ans, « servant Dieu en jeûnes et en prières, nuit et jour », exprimant par là sa vive attente de la venue du Messie. Désirant de tout cœur devenir enfant de Dieu, mais ne sachant comment y parvenir, Corneille jeûna durant quarante jours. Le Seigneur l’exauça (Actes 10 : 30-31).

 

Nous lisons à propos de l’église d’Antioche : « Et comme ils servaient le Seigneur et jeûnèrent, l’Esprit Saint dit : Mettez-moi maintenant à part Barnabas et Saul, pour l’œuvre à laquelle je les ai appelés » (Actes 13 : 2-3). Nous constatons donc que les raisons de jeûner et de prier peuvent être multiples ; toutes doivent pourtant se proposer ce seul but : servir Dieu. Le jeûne n’est nulle part présenté comme une loi à observer. Le jeûne est volontaire ! Le jeûne n’est pas imposé aux chrétiens de façon formelle, mais il leur est conseillé d’y recourir pour obtenir certains exaucements : « Mais cette sorte (de démon) ne sort que par la prière et par le jeûne » (Mt 17.21). Le vrai jeûne ne se borne pas à une pratique extérieure: il implique l’abandon du mal et des plaisirs défendus. (Es. 58).

 

La prière en commun: « Quand deux  d’entre vous prient ensemble pour demander quelque chose, Mon Père, du haut du ciel s’empresse de se mettre à l’œuvre » (Mt. 18:19). Lorsque deux ou trois se rassemblent au nom de Jésus, Il est présent au milieu d’eux (v. 20). À chaque fois que les croyants se rencontrent dans le nom de Christ, ils doivent le considérer comme présent au milieu d’eux. Mais leur prière ne doit pas contrarier la volonté de Dieu révélée dans la Bible ; le Saint-Esprit ne dirige en aucune manière ce qui est contraire aux Écritures. Lorsqu’ils s’accordent dans la prière, ils peuvent être persuadés que le Saint-Esprit les a guidés et qu’ils prient selon la volonté de Dieu. La condition d’une prière véritablement commune est que leurs esprits soient « un » (v. 19). La prière doit viser des demandes spécifiques sur lesquelles nous sommes en plein accord. Si nous prions ensemble d’un seul esprit et au nom de Jésus, cela nous sera donné. La prière individuelle est évidemment primordiale (Mt. 6:6), mais la prière en groupe est particulièrement efficace lorsque nous aspirons à être conduits et secourus par Dieu. Ces deux aspects de la prière sont nécessaires. Puisque le Saint-Esprit qui agit en chaque croyant est le même, Il manifeste encore plus abondamment sa puissance lorsque nous prions ensemble.

 

L’exemple d’une prière individuelle: Seigneur, tends vers moi une oreille attentive, réponds-moi, sauve-moi, toi qui es mon Dieu. Je me tourne vers toi, Seigneur ; je t’en prie, rends-moi la joie. Toi, Seigneur, tu es bon, prêt à pardonner, et généreux pour tous ceux qui t’appellent. Écoute bien ma prière, Seigneur, sois attentif quand je te supplie. Quand je suis dans la détresse, je t’appelle, car tu me répondras. Parmi les dieux, aucun n’est comme toi, Seigneur, aucun ne pourrait faire ce que tu as fait. Mon Dieu, tu es grand, tu fais des merveilles, tu es le seul vrai Dieu. Eternel, montre-moi quel chemin je dois suivre, je veux vivre en te restant fidèle ; mets en moi cette seule préoccupation : je veux rester soumis à ton autorité.

 

Seigneur mon Dieu, je te louerai de tout mon cœur, je t’apporterai mon hommage pour toujours. Ta bonté pour moi est immense. Seigneur, Dieu compatissant et bienveillant, patient, d’une immense et fidèle bonté, tourne-toi vers moi, accorde-moi ton appui. Je  veux vivre pour toi, donne-moi ta force ; je t’appartiens, sauve-moi. Opère un signe en ma faveur ! Que mes ennemis le voient et soient confus ! Car tu me secours et tu me consoles, ô Eternel ! Mon Sauveur et mon Roi, le jour je crie au secours, la nuit je me tiens devant toi. Accueille ma prière avec bienveillance, tends une oreille attentive à ma plainte car je suis à deux doigts de la mort. Mes yeux sont usés de chagrin. Chaque jour, Seigneur, je t’appelle au secours, je tends les mains vers toi. Feras-tu un miracle pour les morts ? Vont-ils se lever pour te louer ? Les vivants se réjouissent à ton nom.

 

C’est à toi qu’appartiennent les cieux et la terre. C’est toi qui as fondé le monde et ce qu’il renferme. Ton bras est puissant, ta main forte, ta droite élevée. La justice et l’équité sont la base de ton trône. La bonté et la fidélité sont devant ta face. Du fond de ma détresse, j’ai appelé le Seigneur au secours, et il m’a répondu, il m’a rendu la liberté. Le Seigneur est pour moi, je n’ai peur de rien : Que peuvent me faire les hommes ? Je te louerai, Seigneur, car tu m’as répondu, tu es venu à mon aide. Amen !

 

Conseils pratiques

        Essayez de prier à haute voix sans déranger les autres. Commencez avec un moment de prière court et augmentez-le petit à petit. Variez votre temps de prière avec des temps de louange, remerciement, confessions, lecture de la Parole, intercession. Entre autres, nos prières doivent être : a) Conformes à la volonté révélée de Dieu (1Jn 5:14-15) ; b) Formulées par la foi (Jq. 1:6-8) ;  c) Sincères (Héb. 10:22a).