Le Prix de la Repentance

 

TEXTE : Zacharie 1 : 1 - 6

Introduction

Lors de sa prise de pouvoir (vers l’année 2007) à travers les médias le président de la République française dans un discours télévisé désapprouvait l’idée même de la repentance. Ors nous savons que l’évangile de Jésus christ est rempli de cette expérience qui est d’ailleurs absolument indispensable pour le salut de Dieu dans notre vie. Pourtant lors de sa campagne électorale le futur président avait reconnu et défendu les valeurs du christianisme au sein même de la République. La question qui pourrait nous hanter serait de se demander : parlait-il de la même chose ?  Sous quelle valeur du christianisme s’appuyait-il ? Et quelle est la raison de sa fustigation ?

En réalité en traversant l’histoire de la France ou même d’autre pays, nous constaterons que bien des hommes politiques ont fait preuve de courage en reconnaissant des fautes graves des gouvernements précédents malgré les complexes d’infériorité qui subsistent à l’idée de la repentance. Pour exemple un de nos anciens présidents a bien demandé pardon au nom de la France pour l’implication de l’administration française dans la rafle du Vel d’ Hiv. Bien d’autres citations ont été entendues à travers les médias à ce propos. Quand à voir que le président actuel fustigeait, à juste titre, cet état d’esprit défaitiste qui règne en France depuis des lustres et qui consiste à passer son temps sur le passé, reste à se demander si les propos de ces personnages à l’idée de la repentance a en effet un brin de réalité au vu de l’expérience spirituelle décrite dans l’évangile.

Frères et sœurs en christ, je l’ai dis mainte fois et je continuerai à le faire ; nous avons ce privilège d’avoir choisi une seule et unique voie. Et si nous avons bonne mémoire nous verrons que depuis plus d’un mois, le suivi des enseignements donnés dans notre église, laisse à penser que Notre Père céleste se focalise sur notre préparation quand à Sa venue ou encore sur notre départ dans ce monde.

La puissance de Sa parole

« La conception spirituelle » - « L’amour de Dieu » - « La puissance de l’espoir » - « le changement ». Voilà des enseignements, des paroles puissantes  qui nous ont édifiés ces temps derniers par maman GRACE. Je n’oublierai pas récemment que notre sœur MARISE nous a tout de même exhortés sur un thème : « Seigneur dis un mot ». Un mot qui peut transformer notre vie, un mot qui va ébranler des fondements anciens pour établir des nouveaux. Et que seul de la bouche de Dieu, pouvait sortir ce mot. Dans le texte de Matthieu 5 : 8 à 9, elle a pu en tirer trois mots qui vont attirer notre attention, nous sortir de notre sommeil, de notre confort, éveiller notre curiosité et surtout nous relever pour accomplir ce que le Seigneur nous appelle à faire.

Vas : Parole de délivranceViens : Parole d’invitationFais cela : Parole d’exigence et de commandement portant vers un acte d’obéissance

Sa miséricorde

Aujourd’hui notre Père en rajoute un quatrième : « REVENEZ à moi dis l’Eternel des armées, et je reviendrai à vous ». (Verset 3 de notre texte principal). Telle est la compassion et la miséricorde de Dieu. Par son amour, l’Eternel s’est fait chair pour descendre dans un monde de pécheur, Il s’est humilié, s’est fait briser jusqu’à la crucifixion afin de nous libérer de la puissance de nos péchés. Tout cela ne nous a pas suffit, puisque le cœur de l’homme est toujours rempli de méchanceté. Pourtant nous avons été conçus pour être fait à Son image. Il a résisté à toutes les tentations de  l’ennemi. Il n’a pas connu le péché et pourtant c’est  Lui qui a tout payé. Et voilà que nous tous qui devons refléter Le Seigneur de gloire, nous nous sommes laisser emporter par toutes les propositions de l’ennemi sachant que lui, le plus grand menteur, cherche toujours à nous dérober et surtout à nous égorger. Jésus avant de partir vers Son Père nous a bien assuré qu’Il ne nous laissera pas seul. Mais nous,  enflé d’orgueil, nous avons préférés ingurgiter toutes les calomnies de ce monde.

Et pourtant  dans le texte de Zacharie l’Eternel nous dit au verset 4 : « Ne soyez pas comme vos Père, auxquels s’adressaient les premiers prophètes en disant : Ainsi parle l’Eternel des armées : détournez vous de vos mauvaises voies, de vos mauvaises actions ! Mais ils ne m’écoutèrent pas, ils ne firent pas attention à Moi ». En disant cela Dieu nous avertit de ce que nous nous appuyons trop souvent sur les confessions de l’Homme. Nous insistons sur cette confiance jusqu’à nous attaché sur la présence de l’être mais pas en se focalisant sur les paroles de vérités que doivent porter des serviteurs que Dieu Lui-même a préparés pour Ses bonnes œuvres. Cela veut dire aussi que tant que nous sommes en présence du serviteur qui porte l’enseignement ou la prédication portant à un changement radical de notre vie ; et être souvent à son écoute, nous nous sentons rassurés de l’onction qui lui est déversée. Avons-nous pensé que ce personnage ne peut être éternel sur terre ?

En outre, nous nous disons que nous avons le temps de venir ou même de revenir à Dieu. Serait ce par la présence de l’homme que nous obtiendrons le salut ? Ou par les paroles et les ordres que Dieu a donné qui doivent nous atteindre au plus profond de nous ? Où  sont nos pères ? Comment ont-ils été jugés par leur comportement ?  Où sont ces serviteurs qui ont si bien accompli leurs missions ? La réponse est donnée ainsi : « l’éternel des armées nous a traité comme Il avait résolu de le faire selon nos voies et nos actions ». Et Il continuera à le faire car Il est le même, hier, aujourd’hui, Il ne change pas.

Bien aimés en Christ nous savons que nous ne pouvons pas être aussi parfaits que Lui. Nous sommes dans la chair, et savons que la chair est faible, mais sachez que Dieu connait Ses œuvres. Il connait nos faiblesses, nos limites, mais Il use de compassion pour nous. Même si nous nous sentons faibles, nous avons tout perdu par notre désobéissance, tel Un Père rempli d’amour il nous relance : « Revenez à moi » !

D’autant plus que si nous sommes avides de conseils, la Bible nous enseigne, nous guide sur tout ce que nous avons besoin. Dans Luc 15 : 11 à 24, la parole nous exhorte sur cet homme qui avait deux fils, dont l’un pris sa part d’héritage et allait tout gaspiller dans la débauche. Lorsqu’il eut tout dépensé, il se trouva pris dans une grande famine dans le pays ou il s’y trouva. Il commença à ressentir le besoin  pour sa survie mais n’y parvient pas. Alors il Prit la ferme décision de retourner vers la maison de son père en disant : « Je me lèverai, j’irai vers mon père et je lui dirai : Mon père j’ai péché contre le ciel et contre toi, je ne suis plus digne d’être appelé ton fils ; traite moi comme l’un de tes ouvriers ». (vs. 18-19). Ainsi le père n’a pas regardé le mal qu’il a fait mais lui a ouvert sa porte avec un tel amour spirituel, en disant : « Mangeons et réjouissons nous car mon fils que voici était mort et il est revenu à la vie, il était perdu, et il est retrouvé » (vs : 23-24)

Prendre une décision ! Voilà un élément qui fait parti du processus de changement dans notre vie et qui nous conduit vers une espérance de vie que nous propose notre Dieu d’amour.
Repentir !  Regret profond d’avoir mal agit accompagné de la ferme intention de ne pas recommencer et de réparer.

 Bien aimés la Bible nous dit que par la désobéissance d’un seul homme, le péché est entré dans le monde. Ce qui veut dire que sommes nés dans le péché et sommes pécheurs, et ça Dieu le sait, il le voit car Il est omniprésent et omniscient. Nous ne pouvons rien Lui cacher car les choses cachées sont pour l’Eternel (Dt. 29 : 29). Toutefois si nous reconnaissons nos péchés et que nous demandons pardon il nous fera grâce. C’est pourquoi il nous ait dit dans la Parole  que : « si nous confessons nos péchés, Il est fidèle et juste pour nous les pardonner, et nous purifier de toute iniquité (1 Jn.1 : 9).  Sachez aussi que le péché est le salaire de la mort et que si nous demeurons dans le péché tout en restant gonflé d’orgueil nous savons ce qui atteindra, notre chute. C’est  pour cela que nous devons marcher dans l’Esprit et non pas selon la chair, car nous aurons, comme disait notre sœur dernièrement, cette mentalité qui s’aligne avec la Parole de Dieu et non pas un mode de pensée qui va à l’encontre de la Parole.

La repentance peut certainement changer notre mode vie. Comment ?

Nous apporter la paix en soit. Nous savons que la repentance est confondue avec les complexes  d’infériorité, des remords et souvent des inutiles regrets. Il est tout de même évident que tout cela nous empêche de progresser, de s’épanouir et même de gagner la sagesse et la paix de Dieu en nous ! Arrêtons notre système de vie de nous laisser abattre par le passé, par les remords nous disant  que : « C’est comme cela, ça restera toujours comme ça, d’ailleurs c’était déjà comme ça j’y peux rien ! ». Nous devons nous référer au parcours de Jésus Christ, à l’humiliation qu’Il a subit pour nous. Souvent nous préférons rester dans notre coquille de peur de s’humilier devant un frère ou une sœur qui a été offensé, avec ce sentiment d’infériorité, et préférons rester dans notre remord jusqu’à notre fin. L’humiliation doit être montrée sous la forme d’un vrai visage pour recevoir le vrai pardon de Dieu.

Jésus Lui-même disait à Ses disciples : « Ainsi il est écrit que le Christ souffrirait, et qu’il ressusciterait des morts le troisième jour, et que la repentance et le pardon des pêchés seraient prêchés en Son Nom et à toutes les nations…. ». De ce fait nous devons penser que se repentir c’est un devoir, c’est à l’origine un appel au salut. Dieu est si bon, que par Sa bonté il veut conduire les âmes perdues à la repentance, et mêmes ceux qui l’ont méprisé.

Frères et sœurs, Dieu nous appelle à la repentance car un Dieu saint ne peut tolérer le péché. Il ne peut le faire parce qu’Il nous aime. Il aime chacun de Ses enfants de manière inconditionnelle, mais cet immense amour ne lui permet pas de fermer les yeux du fait que nous pêchons délibérément contre Lui. Il ne peut passer nos pêchés sous silence, car Il sait que cela nous conduira à la mort ou à notre chute. Il connait le danger que représente le pêché dans notre vie ; croyants ou non croyants.

 (Exemple du fils prodigue de race Juif, qu’il s’est retrouvé à nourrir les pourceaux sachant que pour les Juifs, le porc  est un animal impur et qu’il était à  même de faire ce métier et d’être avec eux. Ce fut un très grand déshonneur pour lui et son peuple. Et bien d’autre exemple sur la débauche, etc.).

Conclusion

La repentance n’est pas seulement un regret sincère mais implique un changement radical dans notre vie. Elle fait partie de notre foi. Notre confession doit être sincère et c’est seulement en  renonçant à nos péchés d’orgueil et en nous détournant de notre passé que nous pouvons obtenir un vrai changement.

Nous avons ce privilège d’avoir un Dieu si bon et merveilleux et là où Il est, Il continu à nous couvrir de Sa bonté. Ainsi la Parole nous exhorte dans ce sens, Rom. 20-21 : « Or, la loi est intervenue pour que l’offense abonde, mais là où le pêché a abondé, la grâce a surabondé, afin que comme le péché a régné par la mort ainsi la grâce règne par la justice pour la vie éternelle par Jésus Christ Notre Seigneur ». Repentez vous et vous obtiendrez la grâce de votre repentance.