LA PURIFICATION
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TEXTE : Lévitique 14 :1-20
INTRODUCTION
La loi mosaïque indiquait quatre façons d’éliminer les souillures :
1. Purification de l’impureté contractée en touchant un mort (Nom. 19).
2. Purification de l’impureté due à un écoulement (Lév. 15).
3. Purification de l’accouchée (Lév. 12:1-8 ; cf. Lc. 2 :21-23s).
L’état d’impureté durait 7 jours après la naissance d’un garçon, et 14 jours après celle d’une fille. Après quoi, il y avait une purification de 33 jours si le nouveau-né était un garçon, de 66 jours si c’était une fille. Pendant ce temps, la mère ne devait toucher aucune chose sainte et il lui était interdit d’aller au sanctuaire.
4. Purification du lépreux (Lév. 14).
Dans le contexte du peuple de Dieu de l'Ancienne Alliance, le lépreux devait vivre en marge de la société afin d'éviter les risques de contamination. D'après des indications divines précises, le sacrificateur faisait un diagnostique, établissait la présence de la maladie et en suivait l'évolution. Ce passage traite du constat de rétablissement d'un lépreux guéri et de sa réintroduction dans la vie communautaire. Dans la Bible, la lèpre symbolise le péché. Tous les hommes sont pécheurs et séparés du Créateur saint et pur (Ro. 3 : 10; 6 : 23). Ils sont néanmoins appelés à chercher la réconciliation avec Dieu (2 Co. 5 : 19-20). Cette dernière est possible grâce à la mort de Jésus sur la croix qui a expié, racheté, effacé les fautes de l'humanité. Pour permettre au salut d'être effectif, agissant, Dieu requiert de Sa créature la foi dans l'œuvre de rachat parfaitement accomplie. Tous les sacrifices de l'Ancien Testament préfiguraient celui de Christ. Les gens devaient placer leur confiance dans l'efficacité de leur offrande et s'identifier à celle-ci. Pour ce qui nous concerne, nous sommes invités à considérer favorablement le don de Jésus et à nous identifier à sa mort et à sa résurrection. C'est le choix du croyant sauvé de devenir conforme à son Seigneur. Là où le sang de Christ est répandu pour la justification, l’huile du Saint-Esprit est appliquée pour la sanctification ; ces deux choses ne peuvent être séparées. Dans ce texte, nous voyons les dispositions légales qui étaient prises en faveur des lépreux.
1. LE SANG
VERSE
a) Sur le lobe de l'oreille droite
L'oreille est l'organe du corps permettant
d'entendre, d'écouter et donc de recevoir les informations
extérieures. On est toujours plus ou moins imprégné des paroles
entendues. Celles-ci exercent une influence bonne ou mauvaise sur la
manière de penser, de raisonner, de réfléchir, de prendre des
décisions. Elles peuvent affecter de façon conséquente la
personnalité. Par exemple, des individus ayant régulièrement entendu
des remarques négatives les concernant, des critiques, du
dénigrement, de la dévalorisation ont une piètre image d'eux-mêmes
et se sentent mal dans leur peau. Parallèlement, des enfants et des
jeunes constamment encensés, glorifiés, valorisés exagérément
deviennent orgueilleux, hautains, imbus et méprisants. Des critiques
entendues à propos d'une personne risquent de changer l'appréciation
et le regard portés sur elle. Lorsque qu'on donne accès par l'écoute
et l'attention à des paroles contenant le péché, on en devient
pollué et empoisonné. A cause de cela, il est nécessaire que le sang
purificateur soit symboliquement déversé sur l'oreille. Quand on a
été souillé par des propos, il convient de se réfugier dans la
prière afin d'être lavé, purifié, et débarrassé de ce qui a été
entendu.
b) Sur
le pouce de la main droite
La main est le symbole de l'action, de tout ce qui
est entrepris. Toutes les œuvres humaines sont entachées de
péché, même lorsque la personne évolue sur le terrain de la foi. Ce
qui est fait dans le cadre du service de Dieu, avec amour,
sincérité, zèle, consécration est accompli néanmoins avec la nature
humaine empreinte du péché. La régénération opérée par le
Saint-Esprit n'élimine pas la chair, elle produit la nature et la
vie de Jésus qui sont appelées à se développer dans le cœur du
chrétien. Ainsi, personne ne peut présenter au Seigneur des actions
ou des œuvres parfaites sans le moindre défaut. Celles-ci deviennent
acceptables et agréées de Dieu, non pas à cause des efforts de
l'homme pour les rendre présentables, mais grâce au sang de Jésus
qui les purifie de tout péché. En vivant dans la foi et
l’obéissance, l’enfant de Dieu peut être rempli d'assurance car Dieu
accorde Sa grâce et Sa miséricorde pour couvrir les imperfections de
ses actes. Cette réalité spirituelle ne signifie pas que l'on peut
faire tout et n'importe quoi, elle ne dispense pas de vouloir se
former, se perfectionner afin de progresser et d'être plus efficace
et plus performant.
c) Sur
le gros orteil du pied droit
Le pied est le symbole de la marche. Ceci
correspond à la façon de se comporter, de se conduire, de se
diriger. L'oreille faite référence à ce qu'on entend, la main à ce
qu'on fait, le pied à la manière de marcher spirituellement et
moralement. Il s'agit donc de ce qu'on est. Dans ce domaine
également, l'attitude et le comportement général de chacun sont
entachés de péché. Même quand le disciple est animé d'un cœur
intègre et bien disposé, sa conduite est caractérisée par des
erreurs et des choses qui ne correspondent pas toujours à la gloire
et à la sainteté de Dieu. Le croyant converti depuis de nombreuses
années a autant besoin de la grâce divine que le nouveau. Lorsqu'il
manifeste un esprit de repentance et d'humilité et qu'il marche
selon les voies de l'évangile, il est au bénéfice du sacrifice
parfait de Jésus dont le sang versé le purifie de tout péché (1
Jn. 1 : 7). L’enfant de Dieu ayant confié sa vie au
Seigneur peut marcher sans crainte, sans culpabilité et avec
assurance car son Père céleste le voit évoluer et avancer au travers
de Son Fils.
2. L'HUILE
VERSEE
Dans les Ecritures,
L’huile est le
symbole de la consécration au service de Dieu
(Ex. 30:30).
L’huile peut être aussi le symbole du Saint-Esprit. Elle
était répandue par-dessus le sang versé précédemment sur les
différentes parties du corps. L'ordre de la cérémonie traduit des
nécessités. En effet, la base incontournable de l'œuvre divine
réside dans le sang. Le fondement du salut et l'accès à la vie
éternelle sont possibles parce que Christ a payé le prix fort du
rachat des péchés de l'humanité. La rédemption parfaite a exigé le
sacrifice de la vie de Jésus et son sang donné pour que le pardon
divin soit manifesté et la dette des hommes envers le Créateur
effacée (Hé. 9 :11-12). Après cela, le plan de Dieu
prévoit pour l'homme pécheur qui s'est repenti sincèrement le
baptême dans le Saint-Esprit pour l'équiper de force et de puissance
et lui permettre d'exercer les dons spirituels (Ac. 1 : 8; 2
: 1-4). Ainsi, les deux événements majeurs relatés dans le
Nouveau Testament sont premièrement la croix dressée avec l'offrande
de la vie de Jésus, et ensuite l'effusion de l'Esprit sur les
disciples rassemblés à l'occasion de la fête de Pentecôte. Il est
possible de faire une autre application : lorsque l'homme perdu
reçoit le salut, le Saint-Esprit vient habiter son cœur qui est
assimilé à un temple ou une résidence (1Co. 3 : 16; 6 :
19-20; Ep. 2 : 22). Cette expérience spirituelle peut
s'accomplir parce qu'auparavant le sang précieux de Christ a été
versé.
a) Sur
le lobe de l'oreille droite
La responsabilité d’un enfant de Dieu est de veiller
sur ce qui passe par son oreille. Comme nous l'avons vu, ce
qu'il reçoit par le canal auditif affecte son cœur. Pour préserver
ce dernier, il est indispensable d'être vigilant et de savoir faire
le tri dans les informations entendues et les conversations. En
effet, le disciple qui souhaite plaire à Jésus prend des précautions
et est prudent par rapport aux partages auxquels il participe.
Chacun est responsable de ce qu'il veut bien écouter. Dans les
situations où il est impossible de ne pas entendre, le cœur animé du
désir de rester saint élimine les "déchets auditifs", c'est-à-dire
les paroles inappropriées et inconvenantes au fur et à mesure de
leur réception. Ces dernières ne sont pas seulement des grossièretés
ou des injures. Il convient d'inclure tout ce qui a un rapport avec
la calomnie, la médisance, la critique systématique, le colportage
de rumeurs et l'amplification des défauts chez les autres. Etant
confronté à ces réalités, il est nécessaire de se préserver de ce
genre de paroles et en même temps de se laisser imprégner par celles
qui sont en phase avec la sainteté de Jésus. Il s'agit de fermer son
oreille à certaines sources et de l'ouvrir à d'autres. Ces
opérations correspondent à une écoute sanctifiée, d'où l'huile
répandue sur l'oreille (1 Sa. 3 : 9; Ps .85 : 9; Lc. 10 :
39).
b) Sur
le pouce de la main droite
Dans le cœur de Dieu se trouve les projets des
œuvres à accomplir par Ses enfants. Un des buts du salut offert
aux croyants est la réalisation d'actions et la concrétisation
d'objectifs qui glorifient le Seigneur et conduisent les inconvertis
à la vie éternelle (Mc. 3 : 14). Le disciple est
invité à assimiler la vérité suivante : chacun a reçu de la part du
Donateur des dons, des talents, des facultés humaines et
spirituelles qui demandent à être exploitées et multipliées. (Mt.
25 : 14-30). Une foi vivante et en bonne santé n'est pas
inactive mais elle se démontre par des œuvres et utilise les
richesses mises à sa disposition (Jq. 2 : 17-26).
Seulement, les actes et les actions du chrétien, purifiés par le
sang de Jésus, ont besoin d'être conduits par le Saint-Esprit pour
être efficaces et correspondre à la volonté divine. Hélas, on peut
chercher à faire des choses pour le Seigneur avec des moyens
charnels. Pour éviter cela, il est nécessaire que l'huile soit
répandue sur la main, ce qui revient à se laisser conduire, former,
façonner par l'Esprit pour ensuite agir en fonction des souhaits de
Dieu. Cela revient à ressembler à Jésus qui n'agissait pas de
Lui-même mais faisait en fonction des indications de Son Père (Mt.
26 :36-42; Jn. 8 :29).
c) Sur le
gros orteil du pied droit
L’enfant de Dieu est appelé à marcher d'une manière
digne de sa vocation afin de réjouir son Sauveur. Pour cela, il
est important qu'il démontre de la motivation pour avoir un
comportement et une attitude éloignés du péché mais également
imprégnés du Saint-Esprit. Il ne s'agit pas uniquement de se séparer
du péché, mais il est question de guider son existence et de marcher
selon les conseils divins et la conduite de l'Esprit (Ge. 6
: 9; Ps. 1 :1-3; 119 : 5; Mic. 6 : 8). Le reste de l'huile
était versé sur la tête du lépreux guéri. Ceci nous montre que le
Seigneur souhaite nous oindre de Son Esprit et nous rendre
participant de la vie d'en haut dans tous les domaines de notre
existence.
Conclusion
Le lépreux, une fois purifié,
devait se présenter devant l’Éternel, avec ses offrandes. Quand Dieu
nous a guéri de la maladie ou nous a ôté l’épreuve, quand nous
sommes à nouveau libérés, nous devons alors Lui manifester notre
reconnaissance.
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