Texte : Jean 10 : 16 Introduction Il y a ici une parabole, ou une similitude, tirée des coutumes o rientales dans la conduite des brebis. L’accomplissement de cette grande parole de Jésus qui nous révèle si magnifiquement l’universalité de l’Évangile de la grâce, a commencé avec la conversion des païens et se poursuit à travers les siècles par l’évangélisation du monde, jusqu’à ce qu’il soit arrivé à sa perfection. Voici un nouvel élargissement de la pensée du Christ: J’ai encore d’autres brebis, qui ne sont pas de cette bergerie. D’abord par sa fidélité à sa vocation, ensuite par sa tendre miséricorde. La distinction entre bergerie ici, et troupeau dans la phrase, montre la diversité qui existe au sein du peuple de Dieu. La mission de Jésus était les Juifs. Lors de la première instruction, il a dit à ses disciples de n’aller que vers les Juifs (Mt. 10:6 ). Sa mission était en faveur des brebis perdues de la maison d’Israël, non en faveur des païens, (Mt. 15:24), mais Il avait aussi à l’esprit le salut des païens. Qu’est-ce qu’une bergerie ? C’est un enclos permettant l’inspection du troupeau par le propriétaire. L’utilité principale d’une bergerie est de fournir aux brebis une protection, surtout la nuit et en cas de tempête. Ses murs hauts et épais sont une barrière qui empêche les voleurs de pénétrer près du troupeau pour enlever les brebis sans défense (voir Ps. 91). L’église de Dieu dans le monde est comme une bergerie, avec la porte qui est Christ. Le Seigneur en affirmant que quiconque s’ouvre un chemin par force dans la bergerie, au lieu d’entrer par la porte, est un voleur ou un brigand. En d’autres termes, le Christ dit que sa vie est une bergerie dont lui seul, le bon berger, est le légitime propriétaire. A qui appartient la bergerie ? Elle appartient au berger qui l’a construite. Le berger a donc le droit de s’en servir et d’y entrer comme il le désir. Quant le berger vient à la bergerie, c’est toujours pour le bien des brebis. A la différence des prédateurs qui viennent pour voler, le berger vient toujours avec de bonnes intentions. Les brebis ne s’enfuient pas dans la panique ; elles ne se précipitent pas de tous côtés dans la confusion et l’affolement, en piétinant et s’estropiant les uns les autres dans une excitation aveugle. La voix du berger (Jn. 10:3b) Le berger donne un nom à chacune de ses brebis, comme nous le faisons pour un cheval, un chien. En tout cela, la clé de la joie des brebis est de pouvoir reconnaître la voix de leur propriétaire. Quand elles entendent sa voix, elles savent que c’est leur maître et répondent immédiatement. Et leur réponse est bien plus qu’une simple reconnaissance du maître. Elles courent littéralement vers le berger. Elles viennent vers lui, parce qu’elles savent qu’il a quelque chose de bon pour elles. Les brebis entendent sa voix. Le berger se sert de sa voix pour annoncer sa présence. Il s’en sert pour apaiser leurs craintes et leur timidité. Ceci est rigoureusement vrai. Les brebis sont tellement apprivoisées qu’elles suivent leur gardien avec la plus grande docilité. Il les conduit ainsi où il le désire. Les serviteurs de Dieu doivent servir leurs brebis dans leurs inquiétudes spirituelles. En arrivant à l’entrée, le berger a l’habitude de tapoter à la barrière, (secouer le loquet) frapper à la porte avec douceur pour que les brebis qui sont dans la bergerie sachent qu’il est là, prêt à entrer. Le vrai berger n’enfonce pas la porte de la bergerie. Il choisit de s’introduire par la bonne entrée, ce dont il a parfaitement le droit. C’est avec amour et grâce qu’il demande la collaboration de ses brebis. La relation qui se développe rapidement entre un berger et le troupeau dont il prend soin dépend principalement de la manière ont il lui parle. Les brebis s’habituent vite à la voix de leur propriétaire. Ils peuvent la distinguer de celle de toute autre personne. Si un étranger venait au milieu d’eux, ils ne reconnaîtront pas sa voix et n’y réagiraient pas de la même façon. Même si le visiteur employait les mêmes mots et les mêmes phrases que lui, ils n’y répondraient pas de la même manière. L’expérience montre que les brebis ne suivent pas l’étranger, même s’il s’habille avec les vêtements du berger. Jésus le bon Berger Dieu est souvent représenté comme le berger de son peuple (Ps. 23:1; … berger d'Israël (Ps. 80:2), qu’il en prend soin d’eux : « Comme un berger, il fera paître son troupeau, de son bras il rassemblera des agneaux, et les portera dans son sein ; Il conduira les brebis qui allaitent » (Es. 40:11) et ramène à la bergerie. Jésus avait pour mission d’être le chef des bergers : « Moi, je suis le bon berger » (Jn 10:11). « Car vous étiez comme des brebis errantes, mais maintenant, vous êtes retournés vers le berger et le gardien de vos âmes » (1Pi. 2:25). Jésus est le bon Berger et pourtant par peur et appréhension, nous l’excluons souvent tandis qu’en même temps, sans en avoir conscience, nous sommes envahis pas des adversaires. Christ est la Porte. Et quelle plus grande sécurité pourrait avoir l’église de Dieu que le Seigneur placé entre elle et tous ses ennemis ? Il est une porte ouverte pour le passage et la communication. Une société hostile Nous vivons dans un monde et une société où pullulent ceux qui croient et propagent de faux enseignements de fausses philosophies, de fausses idiologies, de fausses conceptions, de fausses valeurs, et de fausses normes de conduite. De toutes parts nous sommes abordés par des gens qui voudront pénétrer dans notre vie pour la mettre au pillage et à nous exploiter pour satisfaire leurs buts égoïstes. Leur but est de nous exploiter. Ils voudraient nous priver des bienfaits qui pourraient être notre en tant que brebis du bon Berger. Il est triste de devoir dire que, souvent ils ont atteint leur but. La solution de ce dilemme est de découvrir qu’en vérité, le seul qui ait vraiment le droit de diriger la bergerie de notre vie, c’est le Christ. La plupart d’entre nous avons l’illusion d’avoir tous les droits sur notre vie. Nous nous imaginons avoir le droit d’aller où nous voulons, de faire ce qui nous plait, de vivre comme nous l’entendons et de choisir notre propre destin. C’est faux ! Appartenir à Dieu Nous appartenons à Dieu et son Fils, Jésus Christ, aussi que le Saint-Esprit. Nous ne nous appartenons point à nous-mêmes. « Nous avons été rachetés à un grand prix » (1Cor. 6:19,20). Dieu nous a faits pour lui. Il nous a choisis par amour, des avant la fondation du monde, pour que nous soyons siens. Christ nous a rachetés deux fois pas Sa mort et aussi Sa merveilleuse résurrection. Un homme ou une femme ne peut se faire lui-même. Etant donné que toute vie procède du Christ, nous devrions pouvoir comprendre qu’il est rationnel d’accepter Son droit de propriété sur nous. Nous devrions arriver à l’inévitable conclusion que Jésus a le droit de nous entourer de Ses souris et de son intérêt. Malgré tout cela, le Seigneur ne s’impose pas à nous avec insistance. Il ne passe pas par- dessus notre volonté. Il nous a faits à sa ressemblance, des êtres libres capables de choisir entre être ou ne pas être Ses brebis, objets de Ses soins. Ce choix nous appartient. C’est pour chacun une décision individuelle, lourde de conséquences. Cette façon si généreuse dont le Christ s’approche de nous, apaise notre esprit et remplit notre âme de respect devant Lui. A travers la longue et pénible histoire de l’espèce humaine, nous voyons Dieu venir paisiblement vers les hommes entêtés et capricieux (voir Gn. 3:8). Quand le Seigneur se présente à nous, Ses paroles d’introduction sont toujours : « La paix soit avec vous… ; Que la paix vous soit donnée ; N’ayez pas peur c’est moi ». Le Seigneur ne vient pas pour piller les hommes ou pour en faire sa proie. Dieu n’a jamais exploité personne. Il n’a pas soutiré une seule fois quelque chose de quelqu’un à Son avantage. Et parce qu’il vient à nous avec bienveillance et générosité, Il vient avec douceur. Il est Jésus le Christ, « le parfait gentlemen ». Il refuse d’entrer par force notre vie. Il se tient à la porte de notre vie, nous priant avec douceur de le laisser entrer. Cet appel du Christ à notre cœur est pathétique. « Voici, Je me tiens à la porte et je frappe. Si quelqu’un entend ma voix et ouvre la porte, j’entrerai chez lui, je souperai avec lui et lui avec moi » (Ap. 3:20). Ce privilège Lui appartient parce qu’il est notre propriétaire légitime. Jésus, notre Seigneur et notre Berger ! La vie chrétienne En examinant la vie chrétienne, nous découvrons un parallélisme saisissant. Nous découvrons qu’à un moment ou à un autre, la plupart d’entre nous avons entendu la voix de Dieu. Nous savions que le bon Berger nous appelait. Mais on peut se poser la question : « Comment entend-t-on la voix de Dieu ? Lui est-il possible de communiquer avec moi ? La réponse est oui ! Dieu peut me parler clairement à travers sa Parole, par laquelle Il a choisi de se dévoiler. Son Esprit de grâce gravera en mon esprit ses intentions et ses desseins pour moi personnellement. Si réellement Christ, le bon Berger, a le droit d’entrer dans le petit clos de ma vie, alors j’aurai déjà commencé à me familiariser avec sa voix. Ceci implique donc que je la reconnaisse bien. J’apprends à la distinguer des multiples autres voix qui m’appellent au sein d’une société troublée, dans un monde complexe. Je suis parfois comme le petit Samuel, qui ayant entendu la voix de Dieu, a répondu : « Parle, Seigneur, ton serviteur écoute ». Je suis prêt à reconnaître ce que tu as me dire. Cet appel de Dieu à notre cœur est pathétique. Conclusion Quand le Christ – le bon Berger entre dans un cœur ouvert, Il lui apporte la joie et la paix. Il le rassure. Il lui apporte aussi les ressources divines qui sont exclusivement siennes : l’amour, la vie, la lumière, la plénitude, caractéristiques essentielles du nouveau style de vie qu’il inaugure. Il prend le contrôle de toutes ses activités et leur donne une direction et un but. Sur un tel fondement, il est donc raisonnable et naturel, pour nous ses brebis, le troupeau de son pâturage, de devoir Lui ouvrir toute grande la porte de note vie, en le laissant entrer avec plaisir, Lui notre Seigneur et notre bon Berger. Notre Seigneur n’a pas donné sa vie pour sa doctrine, mais pour ses brebis. La Prière Seigneur Jésus, tends vers moi une oreille attentive, réponds-moi, sauve-moi, toi qui es mon Dieu. Je me tourne vers toi, Seigneur ; je t’en prie, rends-moi la joie. Toi, Seigneur, tu es bon, prêt à pardonner, et généreux pour tous ceux qui t’appellent. Écoute bien ma prière, Seigneur, sois attentif quand je te supplie. Quand je suis dans la détresse, je t’appelle, car tu me répondras. Parmi les dieux, aucun n’est comme toi, Seigneur, aucun ne pourrait faire ce que tu as fait. Mon Dieu, tu es grand, tu fais des merveilles, tu es le seul vrai Dieu. Eternel, montre-moi quel chemin je dois suivre, je veux vivre en te restant fidèle ; mets en moi cette seule préoccupation : je veux rester soumis à ton autorité. Seigneur Jésus, je te louerai de tout mon cœur, je t’apporterai mon hommage pour toujours. Ta bonté pour moi est immense. Seigneur, tu es Dieu compatissant et bienveillant, patient, d’une immense et fidèle bonté, tourne-toi vers moi, accorde-moi ton appui. Je veux vivre pour toi, donne-moi ta force ; je t’appartiens, sauve-moi. Opère un signe en ma faveur ! Que mes ennemis le voient et soient confus ! Car tu me secours et tu me consoles, ô Eternel ! Mon Sauveur et mon Roi, le jour je crie au secours, la nuit je me tiens devant toi. Accueille ma prière avec bienveillance, tends une oreille attentive à ma plainte car je suis à deux doigts de la mort. Mes yeux sont usés de chagrin. Chaque jour, Seigneur, je t’appelle au secours, je tends les mains vers toi. Feras-tu un miracle pour les morts ? Vont-ils se lever pour te louer ? Les vivants se réjouissent à ton nom. Ton bras est puissant, ta main forte, ta droite élevée. La justice et l’équité sont la base de ton trône. La bonté et la fidélité sont devant ta face. Du fond de ma détresse, j’ai appelé le Seigneur au secours, et il m’a répondu, il m’a rendu la liberté. Le Seigneur est pour moi, je n’ai peur de rien : Que peuvent me faire les hommes ? Je te louerai, Seigneur, car tu m’as répondu, tu es venu à mon aide. Amen ! |