Texte : Jean 4:1-42 Introduction Quand Jésus a volontairement donné sa vie sur la croix, il n’est pas mort pour un idéal. Il est mort pour nous tous. Tout au long de son bref ministère sur terre, Jésus avait à cœur le sort du monde, mais le visait à travers ses disciples. Il confia à ses disciples ce que l’on appelle souvent la Mission Universelle, répandre l’évangile en faisant des disciples. Jésus avait une vision mondiale. Il attendait des hommes qui le suivaient qu’ils aient cette vision. Principes d’EvangélisationOn peut tirer de nombreux principes du ministère de Jésus dans le domaine de l’évangélisation. Huit principes en Jean chapitre 4 devraient tout particulièrement retenir notre attention. Il est possible que cela stimule notre propre réflexion et que nous parvenions à en découvrir d’autres.
« Une femme de Samarie vint puiser de l’eau. Jésus lui dit : Donne-moi à boire » (v. 7). C’est dans notre nature humaine d’aimer que les autres nous soient redevables de quelque chose : cela nous fait nous sentir utiles et importants. En lui demandant de Lui donner de l’eau, Jésus fit que la femme se sentit flattée de pouvoir se rendre utile à quelqu’un. En lui faisant part de son besoin, en l’occurrence de sa soif, Jésus parvint à engendrer une atmosphère de confiance mutuelle propre à favoriser le dialogue, de sorte qu’elle se sentit libre d’évoquer elle aussi ses problèmes personnels. En cherchant à nous lier d’amitié avec les gens, il y a bien des choses que nous pouvons dire ou faire pour qu’ils se sentent importants.
« Jésus
lui répondit : Si tu connaissais ce que Dieu donne, et qui est celui
qui te demande à boire, c’est toi qui lui aurais demandé de l’eau et
il t’aurait donné de l’eau vive »
(v. 10). Jésus fait ici deux choses auxquelles bien peu de femmes
peuvent résister : Il lui offre un cadeau et
éveille sa curiosité.
« La femme samaritaine dit à Jésus : Mais, tu es Juif ! Comment oses-tu donc me demander à boire, à moi, une Samaritaine ? – En effet, les Juifs n’ont pas de relations avec les Samaritains ». Jésus choisit de ne pas aborder ce sujet de controverse. De nouveau, la femme de Samarie souleva un point controversé, parlant cette fois, de l’endroit où il convenait d’adorer Dieu (v. 20). Là, elle avait soulevé vraiment un point critique, et Jésus choisit de lui répondre.
Quand vous voulez annoncer l’Evangile, veillez à développer un sens
aigu de ce qui est réellement important et fondamental et tenez-vous
y. En règle générale, il s’agir des questions sur le moyens de
parvenir à la connaissance de Dieu. Quand vous parlez de Jésus aux
gens, toutes sortes de questions viennent sur le tapis. « Comment
Dieu agira-t-il envers les gens qui n’ont jamais entendu le message
du salut ? » Si vous ne connaissez pas la réponse, soyez franc,
dites que vous ne savez pas, mais que vous allez vous renseigner.
La
Samaritaine (tandis que Jésus parle de lui donner de l’eau vive)
commence par Lui faire remarquer qu’il n’a même pas de seau et met
en doute sa capacité à puiser de l’eau du puits Jacobs dans ces
conditions. Jésus répliqua par l’injonction : « Va chercher ton
mari et reviens ici » (v.16). La femme lui répond alors « je
n’ai pas de mari » ; et Jésus la démasque complètement : « Tu
as raison d’affirmer que tu n’as pas de mari ; Car tu as eu cinq
maris, et l’homme avec lequel tu vis maintenant n’est pas ton mari.
Tu as dit la vérité » (vs. 17,18). Pour l’évangélisation, l’un
des objectifs prioritaires est donc d’amener la personne à exposer
son besoin. Découvrez quels sont ses besoins, ce qui occupe ses
pensées.
« Vous,
les Samaritains, vous adorez Dieu sans le connaître ; nous, les
Juifs, nous l’adorons et le connaissons, car le salut vient des
Juifs » (v. 22). Cette déclaration du Seigneur Jésus était par
excellence le genre de choses qu’il ne fallait pas dire à un
Samaritain, si on ne voulait pas le rebuter. Mais cela dit, nous
devons être prêts à dire la vérité aux gens. La douceur, la patience
et la longanimité devraient être les vertus qui caractérisent nos
vies.
Ce
principe contrebalance et ramène à un juste équilibre le principe
numéro 5. Les Juifs et les Samaritains ne parvenaient pas à tomber
d’accord sur la plus élémentaire des questions ; à savoir où il
convenant d’adorer Dieu (vs. 20-24).
Nous pouvons discerner ce principe dans la réaction de la femme
lorsque le Seigneur Jésus dévoila que l’homme avec lequel elle
vivait n’était pas son mari. Elle essaya immédiatement de changer de
sujet de conversation, s’engageant d’emblée dans une discussion
théologique. Ceci arrive souvent quand on parle de Jésus aux gens,
et que la conversation prend un peu trop personnel.
Jésus n’a pas forcé la main à la Samaritaine. Il a engagé la conversation avec elle et l’a laissé méditer sur les implications de ce qui avait été dit. La femme finit par véritablement désirer ce salut. Le Seigneur n’a pas besoin de lui imposer par force. Quand vous parlez de Christ aux gens, vous pouvez souvent discerner leur situation spirituelle, en observant l’évolution de leur manière le voir. Cela apparait très bien dans la manière dont la Samaritaine réagit face à Jésus. Elle l’appelle tout d’abord, « un juif » (v.9). Puis elle lui dit « Seigneur » (v.11). Puis elle l’appelle « un prophète » (v.19). Et en fin de compte, elle le confesse comme étant « le Christ » (v.29). La passion pour accomplir la tâche. Jésus a dit, « Ma nourriture est de faire la volonté de celui qui m’a envoyé et d’accomplir son œuvre » (v.34). Les gens fuient souvent l’évangélisation parce qu’ils affirment ne pas avoir la force nécessaire, ou estiment que ce n’est pas le don qu’ils ont reçu, ou encore tout simplement parce qu’ils ne prennent pas plaisir à évangéliser. Evangéliser c’est livrer bataille à l’adversaire. Cela signifie combattre les forces des ténèbres afin de gagner les âmes des gens. Le ministère d’un véritable disciple et missionnaire commence par l’évangélisation. Cela engendre un processus de multiplications. L’activité ne remplace pas la productivité. De même la production ne saurait se comparer à la production. Quel que soit le ministère dans lequel nous sommes engagés, il faudrait qu’il assure ce rôle reproductif au niveau spirituel. Amen ! |
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