Le sentiment du rejet et la peur d’être rejeté !

 

Texte : Psaumes 27 :9-10 

Retraite : Vend. 04-06-10

« Ne te détourne pas de moi, ne me repousse pas avec colère, toi qui m’as secouru ; ne me rejette pas, ne m’abandonne pas, toi le Dieu qui me sauves. Si mon père et ma mère m’abandonnaient, toi, Seigneur, tu me recueillerais. »

 

Esaïe 49:15  « Une femme oublie-t-elle son nourrisson ? N'a-t-elle pas compassion du fils de ses entrailles ? Quand elle l'oublierait, moi, l’Eternel, je ne t'oublierai pas. »

L’amour d’une mère quoiqu’étant le sentiment le plus instinctif et le plus fort, peut se trouver en défaut ; mais non celui de l’Éternel pour son peuple.

 

Rejet : Action de repousser une chose, de n’en pas vouloir, de ne pas l’admettre.

Des synonymes:

La gamme d'émotions déclenchées par le rejet et le sentiment d’être rejeté est vaste et d'intensité diverse, mais il s'agit toujours d'émotions pénibles.

 

Qu'est-ce que le sentiment d'être rejeté ?

Exemples :

  1. Je me sens rejetée comme un déchet parce qu’il m'a quittée subitement après vingt ans de vie commune.
  2. Non seulement je suis triste de la rupture, mais la manière qu'il a eue de me quitter me donne l'impression que je suis moins que rien à ses yeux. Il est même possible que je remette en question ma propre valeur.

 

Parfois le rejet est appréhendé. Par exemple :

  1. Je m'attends à être frappée d'ostracisme pour avoir dérangé la majorité de l'assemblée par mes propos.
  2. Je crains le rejet si je donne mon opinion devant cette assemblée.
  3. Je suis incapable de rester seul. Je deviens très angoissé avec un terrible sentiment d’abandon.

 

Le sentiment d’abandon est ancré profondément dans l’être humain, souvent parce que l’expérience d’avoir été abandonné, négligé ou rejeté a été vécue à un moment crucial du développement. Il peut aussi être fortement imprégné en nous parce que ces expériences se sont répétées sur une longue période. Le sentiment d’abandon est lié intimement au besoin d’être aimé et considéré, c’est-à-dire, de recevoir une confirmation de notre valeur comme personne.

Le rejet peut apparaître dès la naissance. Vulnérable et faible, le nouveau-né a besoin de quelqu’un pour prendre soin de lui et lui permettre de survivre en toute sécurité. Ce besoin de sécurité est souvent comblé de façon satisfaisante par les parents, dont c’est le devoir et la responsabilité. Mais s’il ne l’est pas, et c’est trop fréquemment le cas, il s’installe très vite en l’enfant ainsi négligé un sentiment de rejet qui risque de l’habiter toute sa vie.

De façon plus générale, on peut observer que tout organisme vivant tend à rejeter les éléments qui perturbent son fonctionnement. Notre corps, par exemple, nous invitera à rejeter, par le vomissement, une substance nocive qui risquerait de nous rendre malade. Le rejet peut cependant devenir maladif lorsqu’il n’est pas comprit et qu’il réussit à perturber l’équilibre d’une personne. Le sentiment d'abandonnement fait mal !

Mal comprit et mal canalisé, le sentiment du rejet conduit bon nombre d’individus, à poursuivre une quête épuisante dont le seul objectif est de se faire aimer. Cette quête peut ainsi amener une personne, presque à son corps défendant, à prendre tous les moyens à sa disposition pour être aimable. Par exemple, un enfant s’appliquera à avoir de bons résultats scolaires, ou à être le meilleur dans un domaine particulier, dans le seul but de plaire à papa et à maman, dont l’amour, lui semble-t-il, doit être mérité.

Chez la femme, ce besoin d’être aimable pourra se manifester par une obsession compulsive à entretenir son entourage de façon impeccable, par la nécessité d’être toujours bien coiffée et habillée ou, pire encore, par le fait d’être toujours disposée à avoir des rapports sexuels, même si le goût n’y est pas. Un bon nombre de femmes ont ainsi consacré la plus grande partie de leur vie adulte à se dévouer, corps et âme, pour leur homme.

 

La vie nous oblige à avancer, et le «sur place» finit toujours par nous faire régresser. 

Le seul but réel et durable de l’existence de tout être humain est celui d’assumer pleinement sa responsabilité dans l’évolution et le développement de sa conscience. Supprimer la peur du rejet en la transformant en force positive pour apprendre l’art d’aimer véritablement ne veut pas dire que la vie sera sans difficultés ou sans épreuves.

Un être humain doit, pour accéder au bonheur, s’arracher de l’illusion qu’il peut éviter la souffrance et la douleur. Refuser cette réalité de la souffrance et, par conséquent, être constamment dans la peur de cette souffrance, nous maintient dans un état perpétuel de non-bonheur. Je vous invite donc à accepter les épreuves comme une réalité incontournable de la vie.

 

La peur du rejet

La plupart d’entre nous ont sûrement, un jour ou l’autre, ressenti la peur du rejet sans nécessairement être devenus des dépendants affectifs. La peur du rejet conduit certaines personnes à devenir des super- humaines: tout en ayant un emploi à temps plein, elles se sentent obligées d’être une personne attentionnée, une personne exemplaire et une amie parfaite.

La peur du rejet amène certains individus à adopter des comportements sociaux exigeant d’eux l’abdication de leur tempérament et le déni de leur personnalité. Par exemple, sur le plan professionnel, par peur de déplaire et de se faire des ennemis, ces gens ont des attitudes mi-figue, mi-raisin, et n’arrivent donc pas à prendre les décisions qui s’imposent. Ce sont des gens pour qui «tout le monde, il est beau, tout le monde, il est gentil», et dont on ne peut jamais vraiment connaître l’opinion parce qu’ils penchent toujours du côté où souffle le vent.

 

Qu'est-ce que le rejet et que fait-il faire pour les gens?

La structure de l'homme est fait de l'esprit, l'âme et du corps, qui est une puissante défense contre l'ennemi. Mais lorsque pour une raison quelconque, il y a eu rupture dans le mur de défense que la personne conserve son ensemble, puis d'autres esprits curieux accède la vie de la personne. Une fois l'unité intégrante de l'esprit, âme-corps entité est en panne, diabolisation devient facile.

 

Le rejet touche tout les âges. Beaucoup de gens en sont venus à l'âge, mais elles portent toujours les douleurs de l'émotionnel, physique ou sentimental. Ces gens paraissent normaux mais à l'intérieur ils sont remplis de terrible insécurité, la colère ou la peur. Le rejet est la pire dont douleur l’esprit humain peut en souffrir. Le sentiment du rejet sape la confiance de beaucoup de chrétiens et interfère avec le véritable esprit d’une communauté chrétienne. C’est une forme d'oppression mentale.

Le sentiment du rejet est un esprit de mensonge qui te dit que tu es mal-aimé, pas accepté, non désiré, ou ne sera jamais assez bon. Le mensonge est accepté lorsque tu es d'accord avec les accusations. Tu deviens ton propre accusateur. Tu commences à t'attendre à être rejeté et donc détruit ton propre esprit. Le mensonge devient une prophétie auto-réalisatrice.  

 

Cet ensemble d'esprit te pousse à te comporter d’une manière pour être accepté. Il produit dans l’esprit des gens un sentiment pour qu'ils croient qu’ils sont aimés pour ce qu'ils font plutôt que pour ce qu'ils sont. Il dérobe également la paix des gens. Le plus triste, c'est que malgré tout le bien qu’ils font,  ils n’atteignent jamais une pleine réalisation de leur satisfaction. L'esprit de rejet est le résultat d'avoir cru à un mensonge. Il s'agit d'un syndrome de l'auto-parlé qui vient d'être programmé avec le mensonge. Un mensonge ayant été dit assez souvent, tu commences à dire: « Oui, c'est vrai ». En refusant d'être une victime, tu te rebelles contre tout le monde. Le ressentiment couvre ton âme comme un sombre nuage.

 

Tout comme tu peux être blessé dans ton corps physique et former une contusion ou une cicatrice, de même tu peux être blessé dans ton fort intérieur et de développer une zone durcie comme une cicatrice sur tes sentiments. Lorsque cette zone irritée est touchée, une réaction se produit immédiatement. Tu deviens hypersensible dans ce domaine et peux exploser à la moindre provocation. Cette forteresse mentale de rejet est puissante. Elle sera démolie que lorsque tu viendras accepter l'amour de Dieu en Christ. Seul l'amour de Dieu peut te guérir.

Comment réagissons-nous aux rejets et les déceptions que nous apportent la vie ? Comment réagissons-nous quand nous nous trouvons devant des tombeaux dans lesquels nos espoirs et nos aspirations sont enterrés – des tombeaux qui abritent nos espoirs de bonheur, de prospérité et de bénédiction – pour nous-mêmes, nos enfants, nos amis, notre assemblée ? Est-ce que nous réagissons comme Marthe et Marie, qui permettent à la déception de compromettre leur conduite et leur vie spirituelle ? Ou est-ce que nous réagissons comme Jésus, qui refuse de permettre à la déception d'influencer sa foi ou affecter son ministère, et qui enlève la pierre de la déception pour changer les larmes, le deuil, la défaite et la déception en bonheur,  joie et victoire ? (Ps.30:11-12 « Tu as changé mes lamentations en allégresse, Tu as délié mon sac, et tu m'as ceint de joie.  Afin que mon cœur te chante et ne soit pas muet. Éternel, mon Dieu! Je te louerai toujours »). 

Est-ce qu'il y a des frères et des sœurs en Christ qui nous ont déçus ? Ils ont promis de nous aider et de nous soutenir. Nous avons compté sur eux. Mais ils n'ont pas tenu leur promesse. Ils ne nous ont pas soutenus en notre heure de besoin. Au contraire, ils nous ont abandonnés, rejetés. Ils nous ont déçus. Comment est-ce que nous réagissons contre une telle déception? En les abandonnant eux aussi ? En mettant autant de distance que possible entre eux et nous-mêmes ? En annulant notre confiance et notre soutien, et peut être même en arrêtant de prier pour eux ? Suivons-nous plutôt l'exemple de Jésus et redoublons nos prières pour eux et notre engagement vis-à-vis d’eux, et, comme Jésus, changeons notre déception dans les défaillances et les imperfections des autres dans la gloire !

Comment est-ce que nous réagissons quand des gens en qui nous avons investis beaucoup de temps et d’énergie nous déçoivent ? Comment est-ce que nous réagissons quand des frères et sœurs en Christ sur qui nous pensions pouvoir compter, nous déçoivent ?

Aimer et être aimé

Aimer et être aimé sont deux états que l’on associe très souvent. En fait, ils seraient même indissociables pour certaines personnes, qui croient qu’il est impossible d’accéder au bonheur si l’amour n’est pas partagé. Aimer est un mot qu’on utilise très souvent mais dont on ne connaît pas nécessairement le véritable sens. Tout le monde cherche l’amour mais personne ne le trouve de façon permanente. Il y a une quantité de livres sur l’amour, mais, lorsqu’on en discute avec les gens de notre entourage, on réalise que l’amour, comme art véritable, est plutôt méconnu. Pour la majorité des gens, aimer consiste à porter, avec plaisir et souvent avec passion, son attention sur une personne, un animal ou même un objet, et à retirer de cet acte d’aimer une satisfaction très gratifiante. Les gens sont pourtant conscients que cet amour n’a pas toujours la même saveur et ils en déduisent qu’ils n’ont peut-être pas trouvé le bon sujet ou le bon objet, susceptible d’actualiser leur potentiel d’amour. En résumé, presque tout le monde est convaincu de sa grande capacité à aimer, mais de nombreuses personnes considèrent ne pas avoir eu de chance «en amour».

 

Une constatation intéressante sur cette question d’aimer, c’est que le sujet ou l’objet qui suscite notre amour n’a pas toujours le même effet bénéfique sur nous. L’amour, vu sous cet angle, serait donc un sentiment non permanent, susceptible d’apparaître ou de disparaître au gré de sa fantaisie et des objets qui le stimulent. Pour certains, aimer sans être aimé en retour est la pire des calamités. Souvent, les rapports humains changent lorsqu’il y a des enjeux pécuniaires. Quand il est question d’héritage, l’amour s’envole parfois aussi vite qu’un oiseau effarouché.

 Le simple fait de prendre la décision de connaître ce qu’est l’amour véritable et de faire l’apprentissage de l’art d’aimer est un premier pas dans la bonne direction. Pour ma part, je pense tout simplement à demander à Dieu, à me guider sur toutes les occasions de comprendre et d’apprendre ce qu’est l’amour véritable. Le chemin est sans doute long mais il y a, sur cette route, quelques accidents de parcours, des chutes inévitables et des hésitations, mais jamais de retour en arrière.

Une période pénible
Quand une relation est rompue, on est parfois tenté de se jeter au plus vite dans une autre. Mais que peut offrir une relation amorcée sous le coup d'une rupture ? La fin d'une relation est généralement une période pénible pour les deux partenaires. C'est aussi le moment où les deux ont parfois tendance à chercher un réconfort auprès d'un nouveau partenaire. Nous avons tous tendance à agir déraisonnablement sous le coup d'un choc émotif, et même ceux qui ont connu une relation longue et stable peuvent se sentir poussés immédiatement vers une nouvelle aventure.  Cela peut satisfaire des besoins pressants, mais il reste toujours avec l'impression qu'on  abusés de nous même. Le rejet tend à inspirer des sentiments d'insécurité et de vulnérabilité, surtout si la relation précédente était une grande source de sécurité.

Conclusion

Demander à un professeur de l'école moderne combien d'enfants dans sa classe ont toujours les mêmes parents d'origine. La réponse est toujours : « A peine ». Ces enfants souffrent généralement les sentiments du rejet. Dieu a entendu ton cri de rejet et sait comment guérir ta douleur. Jésus a été rejeté quand il est venu à son propre peuple (Jn. 1:11). Il a subi le rejet quand il est mort pour nos péchés. (Es. 53:3). En d'autres termes, Jésus à spécifiquement inclus dans sa souffrance, la douleur qui a été nécessaire pour nous soulager de notre rejet. Il portait de façon à ce que nous n'ayons palus à souffrir de rejet. Jésus sentit la douleur d'être séparé de son Père céleste (Mt.27:46). Dieu connaît vos sentiments, donc il peut être touché par ta douleur et il est prêt à te guérir.

 

Enfin, le sentiment d’abandon est un indicateur de la fragilité de notre valeur personnelle. Il est important de la prendre en considération pour travailler efficacement à notre évolution de ce point de vue. On se sent oppressé et enfermé dans ce sentiment de rejet, on est déçu de ne pas être assez soutenu, valorisé, encouragé. Ce qu'il faut c'est t'entourer de personnes qui ne te tourneront pas le dos, qui sont fidèles en amitié, qui ont des principes et du respect pour toi, ça se trouve. Ne t'enferme pas dans tes expériences du passé, tu pourrais tomber dans la dépression et la paranoïa et là tu te retrouverais vraiment seul.

Pour comprendre l'esprit de rejet, nous avons besoin de comprendre son opposition, qui est l'esprit d’adoption. Dieu sait que tu as besoin d'être guéris des conséquences de tes blessures et de douleurs. L'esprit de d'adoption va au-delà de croire que Dieu t’aime. La vérité, c'est Dieu t’aime ! Son amour est éternel. Dieu t’accepte dans sa famille en vertu de ce que le Christ a accompli sur la croix. Contrairement à certaine famille terrestre qui t’a rejetée, Dieu ne t’abandonnera jamais. Il ne te jettera point. La Bible nous donne aussi l’assurance que Dieu reste fidèle à son alliance : il ne rejette pas à toujours (cf. Ps. 27 :10).