Des saisons de lutte
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Texte : 2 Cor. 11 : 22-28
Introduction
Il y a des moments dans la vie où tout ce que tu essayer de faire semble mal tourner. Ta foi peut être forte, ton engagement profond, mais l’adversité frappe à ta porte. Dans ces moments de crise, sache que la puissance de la prière te rendra plus fort et tu retrouveras ton équilibre. Mais tu ne peux pas changer d’ordre des saisons de la vie, même par la prière ! Si Dieu ne permet pas d’être fécond tout le temps, c’est qu’il à Ses raisons.
La vraie croissance spirituelle nécessite des saisons de lutte autant que des saisons de succès. Tes saisons de lutte sont là pour détruire l’orgueil que tu risques de ressentir en pensant à tes propres forces, t’encourager à dépendre du Seigneur. Dans la vie, ce souvent des expériences qui nous poussent à faire preuve de davantage d’humilité, ce dont nous avons besoin.
La vie ressemble un arbre : en hiver, il reprend silencieusement de forces, et se prépare pour la prochaine saison de production de fruits. Si tu examen ton passé, tu verras ce que t’avait accompli, et tu remarqueras que tes réussites ont été saisonnières. Il y a des saisons de pluie ainsi que d’ensoleillement, et chaque saison sert un objectif important.
C’est pourquoi prendre une décision permanant sur une situation temporaire ou une émotion passagère est une erreur lourde de conséquences. « Car nous portons notre attention non pas sur ce qui est visible, mais sur ce qui est invisible. Ce qui est visible est provisoire, mais ce qui est invisible dure toujours » (2Cor. 4 :18). Le mot provisoire dans le texte signifie « sujet à changements ». Si nous prêtons uniquement attention aux choses visibles, nous risquons de nous décourager rapidement.
La vie de Paul
Les faux docteurs faisaient grand cas de leur ascendance juive. Ils vivaient toujours dans cette illusion que leur arbre généalogique leur valait des privilèges spéciaux de la part de Dieu. Ils n’avaient pas encore compris qu’Israël, l’ancien peuple élu, avait été mis de côté par Dieu parce qu’il avait rejeté le Messie. Ils ne comprenaient pas que devant Dieu, il n’y avait désormais plus de différence entre le Juif et le païen : tous les deux étaient pécheurs et avaient besoin d’être sauvés par la seule foi en Christ.
C’était bien inutile de se vanter de leur appartenance à la race juive. D’ailleurs, de ce point de vue, ils n’avaient aucun avantage sur Paul, car lui aussi était hébreu, israélite et de la postérité d’Abraham. Mais ces choses ne suffisaient pas pour prouver qu’il était un apôtre de Christ. C’est pourquoi, il s’empresse de poursuivre afin d’en arriver au point fondamental de son argumentation : ses épreuves et ses souffrances, un domaine où il était difficile à ces faux docteurs de supporter la comparaison.
La postérité de Paul
Examinons la postérité de Paul. Paul était un Juif brillant et influent. « Circoncis le huitième jour, de la race d'Israël, de la tribu de Benjamin, Hébreu né d'Hébreux ; » (Phil. 3:5). Il était de la postérité de Jacob, et l’héritier des promesses à Israël. Non seulement d’une façon charnelle, mais de la postérité spirituelle d’Abraham.
Il renonça cependant à sa position et à sa réputation. Après cela, son existence fut une succession de temps de souffrances et de privations. La vie publique de Paul fut un échec total aux yeux du monde. Tous ses amis l’abandonnèrent (2Ti. 4:16). Il n’avait ni maison ni biens propres. Il passa la fin de sa vie en prison et fut finalement exécuté à cause de sa foi en Christ. Telle est la biographie de Paul exprimée sous ses aspects apparents.
Les différentes épreuves
La souffrance était pour lui l’insigne du serviteur de Christ. Passons en revue les différentes épreuves que Paul a rencontrées et qui témoignent en faveur de son apostolat. L’objectif de son ministère était ce qui n’est pas visible.
... par les travaux, bien plus ; Paul pense à l’étendue de ses voyages missionnaires qui l’ont amené à sillonner une grande partie du bassin méditerranéen pour faire connaître Christ.
... par les coups, bien plus ; Il décrit ainsi sommairement les mauvais traitements que lui ont infligés les ennemis de Christ, Juifs comme païens. La loi de Moïse interdisait aux Juifs d’infliger plus de 40 coups de fouet d’affilée (voir Dt. 25 :3). Pour être sûrs de ne pas enfreindre cette loi, les Juifs avaient pris l’habitude de se limiter à 39 coups. L’apôtre nous apprend ici que ses frères de race lui avaient appliqué la sanction disciplinaire maximale en cinq occasions.
... par les emprisonnements, bien plus. A ce point de sa vie, un seul emprisonnement est rapporté dans le livre des Actes : à Philippes, il a été jeté en prison avec Silas (Ac. 16:23). Ici, nous apercevons que ce ne fut pas le seul emprisonnement subi par l’apôtre, qui devait être un familier des cachots.
Souvent en danger de mort. L’apôtre évoque très probablement sa lapidation à Lystre (Ac. 14.19) ; il avait échappé de peu à la mort. Mais il peut également inclure tous les autres moments où, à cause des persécutions, il avait été sur le point de perdre la vie.
L’adversité
La fondation d’une Eglise entraîne beaucoup de chagrin, son entretien n’a jamais de fin. L’apôtre avait des soins constants et de l’anxiété pour les églises. Les gens qui n’ont jamais connu l’échec n’ont généralement pas réalisé grand-chose. L’adversité, c’est comme la levure : quand la chaleur monte, elle lève. Et plus il fait chaud, plus elle lève. En vérité, chaque fois que Dieu te donnera une chance de remporter une victoire, un cortège d’obstacles l’accompagnera et tu dois faire face pour les vaincre.
Dans les privations extérieures, dans la souffrance, dans la maladie, aux approches de la mort, cette expérience fut toujours pour les enfants de Dieu une toute-puissante consolation. D’une manière que tu parais sûrement incompréhensible, Dieu fait toujours en sorte que les circonstances que tu traverse aujourd’hui concourent à ton bien demain. Peu importe quand ou pourquoi tu as trébuché, Dieu tient à venir te chercher pour te remettre sur pied.
Notre bonheur futur
La faculté de voir les premières choses constitue la vision ; celle de voir les secondes, la perception. La première est naturelle, la seconde spirituelle (cf. 2Cor. 4 :18). Le principal agent qui permet la première est l’intelligence, celui qui permet la seconde, la foi. [...] Toute l’Ecriture souligne le contraste entre ces deux modes de découverte, et partout elle nous invite à considérer la pauvreté et l’insuffisance du premier, et à réaliser l’ampleur et l’abondance du second. Que notre œil se tourne vers l’invisible plutôt que vers ce qui appartient aux sens. Orientons-nous plutôt vers la recherche de notre bonheur futur, qui est certain.
Parfois, la situation n’exige aucune action de ta part, seulement de la patience et beaucoup de confiance en Dieu. Paul a écrit : « Oui, nos souffrances actuelles sont légères et durent peu de temps, mais elles nous préparent une gloire extraordinaire. Cette gloire dure toujours et elle est beaucoup plus grande que nos souffrances » (2Cor. 4 :17). Regardons le peuple d’Israël en Egypte : « Plus on écrase les Israélites, plus ils deviennent nombreux. Ils occupent de plus en plus de place, c’est pourquoi les Égyptiens les détestent » (Ex. 1 :12). L’homme ne peut arrêter Dieu dans l’exécution de ses plans. Quel motif pour le chrétien de ne point perdre courage !
Conclusion
Quiconque a une sérieuse sollicitude pour l’Église doit s’attendre à soutenir un lourd fardeau sur ses épaules. Telle est l’image du vrai ministre de Christ. L’apôtre ne dit pas qu’il embrasse de ses soins une seule Église, ni dix, ni trente, mais toutes à la fois ; il faut qu’il instruise les unes, qu’il affermisse les autres, qu’il donne aux unes ses conseils, ses exhortations, qu’il porte à d’autres le remède pour leurs maladies. D’où nous apprenons que quiconque s’applique de tout son cœur au soin des Églises se sentira pressé de bien des difficultés. Le gouvernement de l’Église n’est pas une occupation agréable, dans laquelle nous puissions exercer doucement les grâces de notre esprit ; c’est un train de guerre dur et âpre, dans lequel Satan fait tout ce qu’il peut pour nous décourager, et remue tout pour nous troubler. Les bons débuts sont déjà une bonne chose ; mais nous en perdons l’avantage, s’il n’y a pas persévérance. Laisse Dieu agir !
Prends courage et tiens bon, ne crains rien et ne te laisse pas effrayer, car l’Eternel ton Dieu sera avec toi pour tout ce que tu entreprendras.
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