La loi et la grâce : Le point de vue biblique
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Texte : Jean 1 :1-17
Introduction
Dieu avait accordé certaines bénédictions à Israël dans l’Ancien Testament. Il avait donné la loi aux Juifs. Ici, le mot loi a deux sens. Il désigne les Dix Commandements écrits sur des tables de pierre que Moïse ramena en descendant du Mont Sinaï. Mais il s’applique également aux cinq premiers livres de l’Ancien Testament, écrits plus tard par Moïse. Dieu a d’abord donné la loi à Moïse au sommet du Sinaï, puis Moïse l’a donnée au peuple (Ex. 24:15). Mais la loi ne pouvait pas sauver les hommes ; au contraire, elle les condamnait, car ils étaient incapables de l’accomplir parfaitement (voir Ga. 2:15-16). La loi était juste et vraie, mais elle ne donna pas la vie éternelle aux hommes. Mais la grâce et la vérité sont venues par Jésus-Christ. En Christ, Dieu ne fait pas seulement connaître aux hommes sa vérité, mais également sa grâce. Par grâce, Dieu a envoyé Christ pour nous délivrer de la punition et pour nous donner la vie éternelle (Jn. 3:16).
La loi et la grâce sont deux sujets que le Nouveau Testament oppose l’un contre l’autre à plusieurs reprises. Pourtant, il s’agit de deux sujets qui tirent leur origine de Dieu. La loi était, pour les juifs, le moyen de marcher avec Dieu dans l’Alliance Mosaïque. La grâce est le moyen pour marcher avec Dieu dans la Nouvelles Alliance en Jésus-Christ. En quoi sont-elles si différentes?
Jean 1:17. «Car la loi a été donnée par Moïse, la grâce et la vérité sont venues par Jésus-Christ.» Ce verset biblique expose une vérité de la plus haute importance quant à la différence entre la loi et la grâce. D’une part, la loi vient de Moïse et elle se présente seule. Mais la grâce, elle se présente accompagnée de la vérité. Est-ce à dire que la loi ne visait pas la vérité? Pas tout à fait! La loi établi les dogmes de vérité sur la nature de Dieu et sur celle de l’homme. Elle a pour but de mettre en place les règles techniques qui régissent les relations entre ces deux entités. Pour ce qui est de la grâce, ce n’est pas à des vérités techniques qu’elle s’intéresse, mais à ce qu’il y a de vrai sur le plan de la conscience humaine.
La loi et la grâce
Quoique la loi soit pure et vraie, elle n’impose pas à l’homme d’être tout à
fait sincère sur le plan de la conscience. Elle lui demande tout au plus d’être
en règle avec ses dogmes. La loi ne juge pas les sentiments du cœur, elle ne
juge que les actions extérieures. Or, la grâce n’œuvre pas de la même manière.
La grâce exige que les motifs du cœur soient exposés à la vérité. Sous le régime
de la grâce de Dieu, on ne peut plus se cacher derrière des accomplissements
spirituels. La grâce n’agit pas sans la vérité, et la vérité dont il est
question, est celle qui concerne nos propres cœurs.
La loi et ChristLa
rigueur de la loi a montré aux hommes leur besoin du salut par grâce, à travers
la foi.
Christ
est la fin de la loi, indique qu’il a mis fin à la loi juive. La loi est
désormais remplacée par Christ lui-même. Elle n’est plus nécessaire pour
l’obtention de la justice. Christ a pris la place de la loi juive. Il est le
chemin nouveau par lequel tout homme parviennent à la justice, le chemin nouveau
qui mène au Père céleste celui qui croit en Lui (Jn. 14:6). Christ n’est pas
seulement la fin de la loi, Il en est également l’accomplissement (Mt 5:17).
Christ est la fin de la loi en tant que moyen de justice pour ceux qui ont la
foi.
Que signifie être sous la grâce ? Et, que signifie être sous la loi ?
Est-il vrai que, lorsque nous sommes sous la grâce divine, nous n’avons pas
besoin d’observer la loi ? Ces questions sont importantes, car il y a des gens
qui prétendent que, lorsqu’on est sous la grâce, on est supposé être sauvé, une
fois pour toutes ; et ils concluent en disant que, la grâce que Dieu nous
accorde nous dispense de l’observance des lois d’amour – prescrites pourtant
pour notre bien. Quelle mésentente !
Qu’est-ce que la grâce ?
La grâce est quelque chose que l’on vous fait sans que vous l’ayez mérité, elle ne dépend pas de vous, ni de vos œuvres – quelles qu’elles soient. La grâce est un don divin, un don gratuit, c’est un pardon que Dieu nous accorde, sans que nous le méritions. La grâce est une faveur que Dieu nous fait, dans Son amour pour nous tous, car Dieu est toute bonté, plein de miséricorde et de compassion. L’esprit humain, sans l’aide de Dieu, n’est pas à même de discerner le vrai du faux ni le bon du mauvais. Autrement dit, ce qui paraît juste et bon à nos propres yeux n’est pas nécessairement juste et bon aux yeux de Dieu (cf. Es. 64 :6 «… tout ce que nous faisons pour la justice est comme un vêtement souillé »). Le Christ est venu mourir pour nos péchés, cependant, la mort du Christ ne nous dispense pas de notre obéissance aux commandements divins.
L’expression biblique « être sous la grâce » ne signifie pas désobéir aux
lois, mais tout simplement ne plus nous placer sous l’amende de la loi. Car,
aussi longtemps que nous serons sous la grâce, nous ne serons pas sous l’amende
de la loi, et c’est normal ! Puisque notre persévérance dans l’obéissance nous
permettra de continuer à vivre sous la grâce de Dieu.
Quelle est la différence entre la justification et la grâce ?
A maintes reprises, le N.T. enseigne que l’homme ne peut obtenir la justification par l’obéissance à la loi (cf. Ro. 3 : 20). Cette parole est tirée du Psaumes 143:2 « N'entre pas en jugement avec ton serviteur ! Car aucun vivant n'est juste devant toi ». Le seul moyen d’obtenir la justification au moyen de la loi serait de lui obéir sans faille. La loi exige une obéissance parfaite et ininterrompue. Cependant, puisque tous les hommes sont pécheurs, il leur est impossible de se conduire ainsi. Ce ne fut jamais l’intention de Dieu de sauver quiconque au moyen de la loi. La loi ne fut pas donnée pour justifier l’homme, mais pour communiquer la connaissance du péché et non du salut.
Quelle est la
différence entre la justification et la grâce ?
L’apôtre Paul nous donne la réponse dans son Epître aux Romains 2 :13, en
disant : « Ce ne sont pas, en effet, ceux qui écoutent la loi qui sont justes
devant Dieu, mais ce sont ceux qui la mettent en pratique qui seront justifiés »,
c’est là la réponse. Toutefois, rappelons-nous que la grâce est un don divin ;
nos œuvres – aussi bonnes soient-elles – ne nous justifient pas, elles ne nous
font ni mériter ni gagner notre salut, car nous sommes sauvés par la foi, et non
par nos œuvres – ce point est très important.
Personne ne sera justifié en mettant en pratique la loi, mais l’obéissance à Dieu est indispensable, afin que nous puissions continuer à demeurer sous la grâce. « Être sous la grâce » ne constitue pas une condition permanente, nous devons nous efforcer de continuer à demeurer sous la grâce, en faisant la part qui nous incombe. La grâce est une faveur que Dieu nous fait, c’est un don gratuit qu’Il nous accorde, parce que Dieu nous aime. La grâce divine est accordée à tous ceux qui se repentent de leurs péchés, et qui se rendent compte de leur culpabilité envers Dieu, et qui décident – de tout leur cœur – de se soumettre à la volonté de Dieu, et de persévérer jusqu’à la fin dans cette voie.
Conclusion
Laissez-moi préciser, une fois encore, que ni la grâce ni la justification ne
nous seront accordées au moyen des œuvres de la loi, elles ne résultent pas
davantage de notre obéissance à la loi. La Bible révèle, clairement, que Dieu
accorde Son pardon – non mérité, c’est-à-dire Sa grâce, à ceux qui se repentent
sincèrement de leurs péchés, et qui s’en détournent. Dieu est toujours fidèle à
Ses promesses, Il nous a promis de nous aider, lorsque nous nous tournons vers
Lui. La
grâce, chronologiquement la première dans l’expérience chrétienne, amène le
croyant à connaître l’amour manifesté par Dieu et de là à participer à la
communion des chrétiens accordée et entretenue par le Saint-Esprit.
Enfin, que la grâce vous justifie, vous réconcilie avec Dieu ! Que l’amour vous
embrase tous comme bien-aimés de Dieu ! Que l’Esprit vous sanctifie et vous
consacre comme les temples du Dieu vivant et véritable !
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