Servir Dieu d’un Commun Accord !

Introduction

Dans le monde, on parle environ 6.000 langues, sans compter les dialectes qui en dérivent. Mais, que les gens parlent des langues aussi différentes que le Swahili et le Chinois, Dieu a réalisé quelque chose d’absolument remarquable. Il a fait en sorte que partout les humains apprennent et parlent la seule et unique langue pure. Cela accomplit une promesse transmise par le prophète Sophonie : « Alors, je donnerai aux peuples des livres pures, afin qu’il invoquent tous le nom de l’Éternel pour le servir d’un commun accord » (Sophonie 3:9).
La « langue pure » est la vérité de Dieu qu’on trouve dans sa parole - la Bible.

Il s’agit en particulier de la vérité concernant le Royaume de Dieu qui sanctifiera le nom de Dieu, justifiera sa souveraineté et comblera l’humanité de bénédictions. Cette langue, la seule qui soit spirituellement pure sur la terre est portée par des gens de toutes les nations et de toutes les races. Elle leur permet de servir Dieu « d’un commun accord » et dans l’unité.

 I     Pas de place pour le favoritisme.

Nous, Chrétiens, sommes reconnaissants pour la coopération multilingue qui existe parmi nous. Bien que nous prêchions l’Évangile dans de nombreuses langues parlées par les hommes, nous servons bien dans l’unité d’esprit (Ps. 133 : 1 ; Ac. 2 : 42-44). Cela est possible du fait que, peu importe l’endroit de la terre où nous habitons, nous parlons la seule langue pure à la gloire et louange à Dieu. Il ne doit pas y avoir de partialité parmi les enfants de Dieu. L’apôtre Pierre l’a affirmé lorsqu’il a prêché dans la maison de Corneille, un officier gentil : « Vraiment, je reconnais que Dieu ne fait point de favoritisme, mais qu’en toute nation, celui qui le craint et qui pratique la justice lui est agréable » (Ac. 10 : 34-35).

 Ainsi, dans la communauté chrétienne, il n’y a pas de place pour la partialité, les clans ou le favoritisme. Si nous formions des clans dans la communauté chrétienne, nous empêcherons le Saint-Esprit de nous guider. Rappelons-nous donc les paroles de l’apôtre Paul aux Corinthiens : « Je vous exhorte, frères, par le nom de notre Seigneur Jésus, à tenir tous un même langage, et à ne point avoir de divisions parmi vous, mais à être parfaitement unis dans un même esprit et dans un même sentiment » (1 Cor. 1 : 10). Paul a également souligné l’importance de l’unité dans sa lettre aux Éphésiens (Eph. 4 : 1-6). Par conséquent, si nous voulons plaire à Dieu et le servir « d’un commun accord », nous devons rejeter le favoritisme et ne pas admirer les personnes pour en tirer profit.

II     Ne murmurons pas

Savez-vous pourquoi Dieu a humilié Miriam, la sœur de Moïse ? Si nous voulons préserver notre unité et conserver la faveur de Dieu, nous devons suivre le conseil de Paul « Faites toutes choses sans murmures, ni hésitations, afin que vous soyez irréprochables au milieu d’une génération perverse et corrompue parmi laquelle vous brillez comme des flambeaux dans le monde » (Ph. 2 :14-15).

Les Israélites sans foi, libérés de la maison de la servitude, de l’esclavage en Égypte ont murmuré contre Moïse et Aaron, et même contre Dieu. Pour cette raison, aucun homme de 20 ans et plus, excepté les fidèles Josué et Caleb ainsi que les lévites, sont entrés en Terre Promise, les autres sont morts au cours des 40 ans pendant lesquels Israël a erré dans le désert (Nom. 14 :2-3 ; 26-30; 1 Cor. 10:10).

a)     Quel prix ont-ils payé pour avoir murmuré ?

 Par exemple, Miriam, la sœur de Moïse, ainsi que son frère Aaron ont murmuré. Ils disaient : «Est-ce seulement par Moïse que l’Éternel parle ? ». La Bible dit : « Et l’Éternel l’entendit » (Nom. 12 : 1-3).

b)  Qu’ont-ils récolté ?

Miriam, apparemment l’instigatrice de la plainte a été humiliée par Dieu. De qu’elle façon ? Elle a été frappée de la lèpre et contrainte de demeurer hors du camp pendant 7 jours  en attendant d’être purifiée (Nom. 12 : 9-15). Les murmures ne consistent pas simplement à se plaindre d’une mauvaise action. Ceux qui murmurent continuellement accordent trop d’importance à leurs sentiments ou à leur position. Ils attirent l’attention sur eux-mêmes plutôt que sur Dieu. Ils provoquent des discussions entre frères et sœurs spirituels, qui cessent alors de servir Dieu « d’un commun accord ».

 Néanmoins, toutes les plaintes ne déplaisent pas à Dieu. A Jérusalem, peu après la Pentecôte, il y eu chez les juifs parlant grec des murmures contre les juifs parlant hébreu, parce que leurs veuves étaient négligées dans la distribution quotidienne. Les douze ont redressé la situation en proposant « sept hommes qui avaient un bon témoignage à cette tache nécessaire », la distribution de la nourriture (Ac. 6 : 1-6). De nos jours, nous ne devons pas « fermer nos oreilles » aux plaintes légitimes (Prov. 21 :13). « Celui qui ferme son oreille au cri du pauvre, criera lui-même et n’aura point de réponse », et au lieu de critiquer les autres, nous devons les encourager et les bâtir. Nous devons tous nous garder des murmures, car il n’est pas bon pour la spiritualité d’être porté à se plaindre. Un tel état d’esprit saperait notre unité. Laissons plutôt l’Esprit Saint produire l’amour en nous. Obéissions à sa loi royale de l’amour afin de continuer à servir Dieu « d’un commun accord ».

 III.                Méfions-nous de la calomnie

Étant donné que les murmures peuvent mener au bavardage malfaisant, nous devons veiller à ce que nous disons. Le bavardage consiste en paroles futiles sur les gens et sur leurs affaires. La calomnie, quant à elle, est du mensonge destiné à salir une réputation. De tels propos sont malveillants et contraires à la volonté de Dieu. C’est pourquoi, Dieu  a dit aux Israélites : « Tu ne répandras point de calomnies parmi ton peuple » (Lév.19 : 16-18).

 Si un frère ou une sœur chrétien (ne) s’aperçoit qu’il a tendance à tenir des propos qui frisent la calomnie, il ou elle ferait bien d’appliquer le conseil des Proverbes 10 : 19 : « Celui qui parlent beaucoup ne manque pas de pêcher, mais celui qui retient ses lèvres est un homme prudent ». Même si nous ne calomnions personne, peut-être nous faut-il fournir un gros effort pour ne pas juger les autres (Luc 6 :37). Jésus a condamné par les mots suivants ceux qui ont cette habitude : «  Ne jugez point afin que vous ne soyez point jugé, car on vous jugera du jugement dont vous jugez et l’on vous mesurera avec la mesure dont vous mesurez » (Mt. 7 :1-5). Ne proposons pas à notre prochain de retirer une malheureuse « paille » de son œil pour l’aider, quand notre propre faculté de juger correctement est amoindrie par une « poutre » symbolique. En réalité, si nous discernons à quel point Dieu est miséricordieux, nous ne serons pas inclus à juger nos frères et sœurs spirituels. Une appréciation honnête de nos imperfections devrait nous retenir de porter des jugements que Dieu tiendrait pour injustes. Si nous sommes déterminés à servir Dieu « d’un commun accord » avec nos compagnons dans la foi, nous ne nous contenterons pas de les juger. Nous serons les premiers à les bénir. Nous chercherons leur avantage, pas le notre.

IV        Comment conservons-nous ce bon état d’esprit ?

En nous souvenant que chaque croyant est précieux aux yeux de Dieu et que nous avons besoin les uns des autres, de même  que chaque membre du corps humain dépend des autres (1 Cor. 12 : 14-27). Demandons-nous donc : « Suis-je un membre de la congrégation qui travaille d’un commun accord » « avec les autres adorateurs en esprit et en vérité ?» (Jn. 4 :23). « Suis-je un membre pour un usage honorable ? ». 

Les individus qui n’ont pas une conduite conforme aux exigences divines sont « des  membres pour un usage vulgaire ». En revanche, en vivant en accord avec la volonté de Dieu, nous serons « des membres pour un usage honorable, sanctifiés ou mis à part pour le service de Dieu et préparés pour toute œuvre bonne ».

La congrégation chrétienne est comparable à une famille. Sachons qu’une famille peut se composer de membres aux personnalités différentes, mais tous y ont une place honorable. Il en va de même dans la congrégation chrétienne. Bien que nous soyons tous différents et imparfaits, Dieu nous a attiré à lui pour Christ (Jn. 14:6). Dieu nous aime et, à l’image de la famille unie, nous avons assurément besoin de nous manifester de l’amour les uns les autres (1 Jn. 4 : 7-11). Bien entendu, Dieu attend de nous tous que nous soyons fidèles envers lui et les uns envers les autres (Eccl. 12 :13-14).

Conclusion

Soyons donc déterminés à collaborer harmonieusement. Comme les membres du corps humain, servons aussi Dieu dans l’unité en membres de la famille de ses adorateurs. Toutefois et surtout, souvenons-nous que nous avons besoin des uns et des autres. Nous recevons de Dieu approbations et bénédictions, pourvu que nous continuions de le servir « d’un commun accord ».

Que Dieu vous bénisse. AMEN!

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